Le point titre cette semaine sur Rouen, et plus particulièrement sur « le style Valérie Fourneyron ».
Pour reprendre Sébastien Bailly sur Grand Rouen, « Valérie Fourneyron sous toutes les coutures : elle, sa garde rapprochée, ce que ces opposants pensent d’elle. » Bref Valérie Fourneyron côté Rouen, côté Paris et côté Saint- briac.
Pas seulement.
C’est aussi pour certains l’occasion de se voir déjà calife à la place du calife, et de s’accrocher au fauteuil comme à un os, dans un exercice solitaire dont ils n’ont pas compris que les Rouennais ne veulent plus.
Oui, nous devons avoir « l’intelligence de ne pas gaspiller notre énergie en chamailleries, et nous concentrer dans une démarche collective », mais au service des Rouennais et pas d’un parti politique ou du nombril de celui qui s’exprime. Cette volonté existe, elle rassemble déjà des Rouennais issus de la société civile, de la Gauche moderne, du Centre et de l’UMP, sans aucune préséance, mais elle ne lui convient pas car pas assez centré sur sa personne.
Quand on peut prétendre légitimement, comme d’autres, à briguer le suffrage universel comme potentielle tête de liste, on doit aussi « avoir l’intelligence » de respecter ceux avec qui on peut être amené à travailler, et faire preuve d’humilité, quand à ce jour la ville pour laquelle on aspire aux plus hautes charges n’a toujours pas de candidat désigné par les instances dirigeantes de son parti pour les prochaines élections législatives. C’est dire la valeur qu’on lui accorde.
Quand on prétend gagner le tour de France, et rouler à la tête d’un peloton c’est malgré les apparences beaucoup plus exigeant que de rouler seul. Il faut être concentré, prévenant et le plus stable possible.
Aujourd’hui, on en est loin.
Nicolas Zuili.