Hier matin, vers dix heures, dans une brume épaisse, à deux pas de l’église de Saint-Paër, un coup de feu a retenti. Rien à voir avec la chasse ouverte depuis plusieurs jours. Ni un quelconque réglement de compte dans un conflit de voisinage qui aurait mal tourné. Ni le bruit d’une mobylette équipée d’un moteur légérement trafiqué. Non. L’origine de ce coup de feu c’est le départ de la célèbre course à pied “les 30 bornes de Saint-Paër”. Les organisateurs m’avaient gentiment demandé de donner le départ armé d’un révolver. J’ai donc pu voir s’élancer les quelques 580 coureurs dans les rues du village. J’étais comme aux premières loges. Pierrette Canu, la conseillère générale, était encore mieux placée puisqu’elle a suivi dans une voiture officielle le premier tour de cette épreuve sportive. Pour sa 17ème édition, cette manifestation avait encore fait fort. Au niveau des participants. Jamais moins de 500. Mais surtout au niveau des compétiteurs. Il y avait là des pointures. Et dans plusieurs catégories.
Avec par exemple Rachid Chekhemani comme invité d’honneur. Rien d’étonnant à voir un palmarès aussi fleuri pour les 30 bornes. C’est tout simplement devenu au fil des ans un rendez-vous incontournable des amoureux de la petite foulée et de sportifs confirmés. Les coureurs viennent de partout dans la région et même au delà. Voir de très loin. Les champions de l’édition 2011 étaient par exemple ukréniens. Ce succès on le doit, et il faut le souligner, aux organisateurs. L’association “les 30 bornes de Saint-Paër” et l’entente Mont-Saint-Aignan/Maromme se sont associées pour l’occasion. Leurs adhérents sont sur le pont depuis la veille. Ils sont plus d’une centaine à être mobilisés. Et, faut-il le rappeler, ils sont bénévoles. La brume a mis du temps pour se dissiper. Elle n’a pas eu l’air de ralentir les coureurs qui parfois disparaissaient dans le brouillard.