Pierre de Bousquet de Florian a pris ses fonctions de préfet de la région Haute-Normandie et de Seine-Maritime le lundi 5 mars dernier. Une première journée bien remplie dans un contexte tendu, ponctuée d’une visite des Hauts de Rouen où venaient de se produire des violences contre la Police…
Préfet «par choix»
Cet ancien patron de la Direction de la Surveillance du Territoire (DST), c’est-à-dire la cellule française de contre-espionnage, de septembre 2002 à juin 2007, proche du président Jacques Chirac, est désormais préfet «par choix». Diplômé de l’ENA (École nationale d’administration), il serait un proche de Jacques Chirac, à 57 ans, marié, père de trois enfants, Pierre de Bousquet bénéficie d’une carrière déjà bien étoffée : essentiellement dans le corps préfectoral, mais aussi au sein de cabinets ministériels, de la communication du groupe Elf et donc, de la Police. Fort de cette expérience, Pierre de Bousquet s’est fait une idée précise de l’action administrative qu’il entend mener.
Trois axes de son action
Le nouveau préfet souhaite ainsi se montrer à la fois une «référence» au sens juridique, «dire le droit et faire appliquer la loi», un homme «engagé» au service de la promotion et de la pédagogie des politiques publiques, tout en restant «à l’écoute» de la population, des entreprises, des agriculteurs, des élus. Le nouveau préfet arrive ainsi sur les terres normandes en pleine période électorale. Il profitera de la «diète médiatique» due à son devoir (forcé !) de réserve pour s’investir davantage sur les dossiers économiques notamment, par des réunions de fond et des prises de contact avec les partenaires locaux. Passé ce cap, il promet d’entretenir avec la presse des «relations fluides et transparentes».
Une anecdote pleine de promesses…
Lorsqu’on lui demande s’il connaît Laurent Fabius, le nouveau préfet confie qu’il l’a rencontré «en solitaire» lors de la visite d’une exposition au musée d’Orsay. Gageons que les dossiers brûlants de la région (Petroplus, contournement Est de Rouen, aménagement de la vallée de Seine) lui permettront, à n’en pas douter, de faire plus ample connaissance avec le président de la CREA… Un point commun pour faciliter leurs relations : l’amour de l’art !