credits Richard Dumas
Côté Rouen : Vous avez enregistré les maquettes de votre album à Rouen, au Kalif plus précisément. Comment avez-vous connu le lieu ?
Da Silva : Le Kalif, je connais ce lieu depuis un bon paquet de temps. c’est un super lieu, une bonne école de musique. J’ai écrit des textes sur les albums de Radiosofa, c’est pour cela que je connais bien l’endroit.
Les Radiosofa, ce sont des gens que j’aime bien. Ce sont tous des copains. Ils ont joué sur mon album.
– Ce ne sont pas les seuls normands qui ont collaboré avec vous.
– En effet. Le batteur Franck Bessard m’a aussi accompagné sur ma troisième tournée. La Normandie n’est pas loin de la Bretagne. Mon ingénieur du son est également normand.
– Votre tournée actuelle passe par des salle de jauges moyennes. Pourquoi ce choix artistique ?
– La tournée actuelle compte plus de 100 dates. Quand on est dans le système où je suis, c’est à dire les indépendants, on joue beaucoup dans des salles de capacité moyennes. C’est certes chaleureux, il y a une proximité, mais ça n’empêche pas que ma musique est puissante, électrique. Et puis Cela ne m’empêche pas de faire des festivals.
– Votre vision du monde est-elle aussi noire que le tableau que vous peignez dans le clip de «La crise», ?
– La crise est une chanson triste, mais elle est avant tout heureuse. Je ne suis pas pessimiste. Il y a des gens qui font des disques drôles, décelés… Personnellement je crée des disques plutôt sombres. Il y a des obsessions qui me hantent.
– Avec ce nouvel album, vous avez pris un virage beaucoup plus pop.
– Je voulais conserver les textes en français, c’est toujours une exigence que je garde. mais pour la première fois j’avais envie de basse et batterie. Sont venus ensuite les claviers et guitare. En studio je sais ce que je veux. Je laisse assez peu de liberté à mes musiciens, je sais ce que je veux. Je suis très directif. Je sais ou je vais.
– Le public rouennais. Bon ou mauvais ?
– Il n’y a pas de bons ou de mauvais publics. J’ai déjà joué plusieurs fois à Rouen et le public avait vraiment l’air cool. Je n’ai pas remarqué de problème.
Propos recueillis par Thierry CHION
Jeudi 29 mars, à 20h, au 106, quai Jean de Béthencourt, Rouen. tarifs : de 20 à 25 euros