
Car lorsque l’on passe près de deux journées de travail sur des rails, cela mérite un minimum de confort…
«Le travail, c’est la santé », disait le philosophe Henri Salvador. Et moi, Henri, je le prends aux mots. Aussi quand Le Havre Infos part en mission pour 5 semaines chez les Bretons, et que ladite mission inclut un aller/retour de presque 16 heures de train, on envisage un petit minimum de confort pour le missionné, moi en l’occurrence. J’ai notamment besoin d’avoir la certitude de pouvoir être branchée sur secteur pour pouvoir travailler sur mon ordi portable et écrire dans de bonnes conditions. La première classe s’impose. Eu égard à mon grand âge.
« Point de repos »
Si dans le TGV, la première classe est plutôt correcte quand on a la chance d’avoir des prises qui fonctionnent et qu’on peut éviter cette famille trop nombreuse dont les parents ont opté pour un mode d’éducation libre (genre, tripotée d’enfants lâchée en programme freestyle dans le wagon), en revanche, il nous semble intéressant de revenir sur les conditions du « Le Havre-Paris » et vice versa en mode « Première ».
Munie d’un gros sac à dos et d’une grosse valise à roulettes, j’ai pu constater qu’il n’y a pas toujours d’espace pour mettre ses valises à proximité. Ce qui est tout à fait logique lorsque l’on transporte des voyageurs… Il m’est donc arrivé de voyager régulièrement avec ma valise sous les pieds et mon sac dans l’allée centrale, devant le déplacer à chaque passage. Côté confort, il me semble qu’à part la couleur, la première et la seconde sont équipées des mêmes sièges… Des sortes de fauteuils raides comme des bambous : « Point de repos tu ne connaîtras dans le LH-Paris » a sans doute dit le prophète SNCF.
Côté propreté, qui serait d’ailleurs un dû minimum pour toutes les classes, sachez que les toilettes valent leur pesant de cacahuètes et ce, dès le départ. Pour le coup, je retirerais bien la partie « huètes » du mot… Enfin, côté coordination des voyageurs, peut mieux faire. Combien de fois, me suis-je trouvée avec des co-voyageurs de fortune, assis à mes pieds ou debout à côté de moi ?
Conclusion : dans le Havre-Paris, la différence entre seconde et première se résume bien souvent à un chiffre : 32,20 euros de plus sur votre billet aller-retour.
DLM-T