Je me rendrai, aujourd’hui à 16h30, devant la Préfecture de Rouen pour la même raison que je me suis rendu, ces derniers jours, sur le Pont de Brotonne ou à Notre-Dame-de-Bondeville, même raison qui m’a conduit à rédiger de nombreux courriers ou à rencontrer de nombreux interlocuteurs. A 17 heures, se tiendra, à la Préfecture, une réunion du Conseil Départemental de l’Education Nationale qui doit fixer la carte scolaire pour la prochaine rentrée. La “carte scolaire” ou plutôt, tel que les choses sont engagées, le démantèlement de l’éducation. Les objectifs du ministère de l’éducation nationale pour notre département, c’est 126 suppressions de postes qui représentent, environ, 73 fermetures de classes ! Sur notre territoire, de nombreuses écoles sont concernées par une menace de fermeture, toutes plus injustifiées les unes que les autres. C’est ce que je suis allé dénoncer, lundi matin, sur le Pont de Brotonne, avec Martine Blondel, conseillère générale du canton de Caudebec-en-Caux, Bastien Coriton, maire de Caudebec-en-Caux, Christian Migraine, maire de La Mailleraye-sur-Seine, et la communauté éducative rassemblée. Les communes du canton de Caudebec pourraient voir disparaître 3 classes, une à La Mailleraye, une à l’école Jacques Prévert de Caudebec, une autre dans le regroupement pédagogique qui rassemble Touffreville la Câble, Triquerville et Anquetierville. Dans ces écoles, les fermetures porteraient à plus de 25, voire même à 31, le nombre d’élèves par classe. Qui plus est, elle mettrait à mal l’équilibre que les communes ont su réussir au fur et à mesure, dans le cadre de la constitution d’un regroupement pédagogique.
En fin d’après-midi, le même sujet m’a conduit à l’école Duteurtre de Notre-Dame-de-Bondeville où j’ai retrouvé Jean-Yves Merle, le maire, Myriam Mulot, son adjointe aux affaires scolaires, et les parents d’élèves inquiets. Là encore, tout s’oppose à la fermeture. L’école table sur 87 élèves à la prochaine rentrée. Si l’on réduit à 3 le nombre de classe, cela fait 29 élèves par classe, ce qui est considérable ! Le pire, c’est que la commune s’apprête à attribuer, dans les prochains mois, 170 nouveaux logements, dans lesquels il y a aura nécessairement des familles avec enfants… Les revendications et les arguments sont les mêmes pour le regroupement pédagogique de La Vaupalière-Montigny, pour l’école André Malraux de Duclair, pour l’école élémentaire de Pissy-Pôville, pour le poste de RASED à Malaunay, pour l’école Franck Innocent de Sahurs, pour l’école Guy de Maupassant du Trait qui avait organisé un rassemblement public samedi dernier. L’école régionale Louis Pergaud de Barentin est également touchée. Cette école dédiée à l’accueil d’enfants de familles dispersées, en difficultés ou de forains et bateliers, fonctionne aujourd’hui avec 5 professeurs d’école spécialisés et 4 mi-temps d’assistants d’éducation. Sur les 5 postes d’enseignants, 3 sont menacés de suppression par l’Inspecteur d’Académie. J’ignore si la présence massive des défenseurs de l’Ecole, devant la Préfecture, cet après-midi, sera plus déterminante que les mobilisations locales, que les interpellations argumentées auprès de l’Inspection académique, mais pour l’Ecole, je ne veux pas et je ne peux pas me résigner. Il faut tout faire pour maintenir les meilleures conditions d’apprentissage pour les enfants.