Julien Hugonnard-Bert est un talent précieux, rare et discret voire parfaitement ignoré. Une injustice à réparer d’urgence !
Car c’est à Rouen, que les héros de la série Star Wars : Agent of the Empire acquièrent un supplément d’âme sous la plume ou le pinceau expert de l’artiste.
Bien sûr, en amont il y a l’auteur John Ostrander et puis le dessinateur Stéphane Roux mais il y a aussi Julien Hugonnard-Bert, l’encreur. «Mon rôle est d’améliorer la lisibilité, de faire en sorte que chaque plan se détache au mieux, que les personnages menaçants aient l’air encore plus menaçants… Je suis une sorte d’enjoliveur de dessin», confie-t-il, en jetant un coup d’oeil à l’horloge.
Le moine-copiste
Car cet encreur de génie est contraint par sa passion à une authentique vie d’ascète.
«Le rythme est immuable : 22 planches par mois. Une planche par jour qui nécessite en moyenne une douzaine d’heures de travail». Et pourtant, Julien Hugonnard-Bert ne regrette rien. Lui qui chopa le virus Comics Marvel vers 8 ans en découvrant Strange. Lui qui à force de copie apprit le dessin de manière tout à fait autodidacte. Lui qui abandonna en 2007 son métier d’ingénieur en conception mécanique pour se lancer dans la BD. Aujourd’hui, il fait partie de la caste très fermée des encreurs – inkers dans la langue de Shakespeare.
Reconnu aux Etats-Unis
Reconnue depuis des années chez les Américains, cette profession commence aussi à faire son chemin dans les esprits de la BD franco-belge.
C’est ainsi que Julien Hugonnard-Bert apporte aussi sa contribution à la série de science-fiction «Masqué», éditée par Delcourt. Homme de l’ombre et de la lumière, Julien Hugonnard-Bert vit son rêve et nous le fait partager parmi ses héros de papiers.
Plus d’Infos sur son site :
http://julienhb.daportfolio.com