Un match de fous ! Les petits poucets y croyaient tellement qu’ils l’ont fait ! Certes, Marseille restait sur 6 défaites consécutives en championnat (et même en Ligue des Champions, puisque la qualification aux dépens de l’Inter s’est faite sur une défaite (2-1) à San Siro), mais les Canaris devaient mouiller le maillot pour venir à bout de Phoceens, même essoufflés. Bien en place et remontés comme des pendules, les hommes de Régis Brouard ont renouvelé l’exploit d’il y a deux ans (mais c’était contre Boulogne, “seulement”) pour atteindre le dernier carré de la Coupe de France. Dans un stade Michel d’Ornano de Caen entièrement acquis aux Jaune et noir (300 Marseillais seulement dans ce beau stade bondé de 21.000 places), ils l’ont donc fait à la 119e minute…
Dès la 6e minute, à la suite d’un coup franc, dévié par Colinet, Valéro trompe d’une petite frappe croisée Bracigliano (1-0). Et les Quevillais vont tenir ce score dans un stade en délire qui se demande “mais ils sont où…”. “Ils” n’arriveront qu’en fin de match avec Ayew, Amalfitano et surtout Rémy, Didier Deschamp qui a la tête des mauvais soir ayant décidé de faire un peu de coaching. Gagnant, peut-on penser d’emblée, mais… Sur une déviation de la tête d’André Ayew, Rémy reprend de volée aux six mètres et malgré une belle détente de Coulibaly, l’OM égalise (85e).
Un nouveau match débute, et on craint que le physique des amateurs ne suive pas. Mais… Ayina passé dans le dos de Diawara, reprend la balle de volée et Quevilly repasse devant (111e, 2-1). Les joueurs de Régis Brouard pensent alors avoir fait le plus dur, mais dans la minute suivante, sur un nouveau service d’André Ayew, Rémy remet encore les pendules à l’heure (112e, 2-2). La tension est à son comble, et les supporters quevillais encouragent leur équipe de plus belle.
Julien Valero, bien servi par Colinet, vient de marquer le premier but
Olivier Bassine
(voir notre vidéo ci-contre)