Le foyer de 12 étages sera démoli.
LE HAVRE – Le foyer Brindeau va être démoli. La commission de sécurité ayant révélé des dangers potentiels, une mise aux normes s’avérait indispensable sous peine de fermeture.
En accord avec la Ville, le propriétaire (Immobilière Basse-Seine) et le gérant (AFTAM) ont étudié les hypothèses de réhabilitation (près de 7 millions d’euros) et de démolition-reconstruction (8,4 millions). C’est cette dernière qui a été décidée, malgré les réticences de certains résidents.
Le foyer Brindeau, c’est en effet un « village » en hauteur, avec des chambres pour 288 personnes et des pièces communes permettant de se retrouver : cuisine , salles d’activités (ateliers de création…). Bref, un endroit où s’atténue le choc culturel pour les immigrés, souvent venus d’Afrique.
Or la loi n’autorise plus la construction de foyers, désormais remplacés par des « résidences sociales » où, bien qu’il puisse y avoir des salles communes, chacun reste chez soi, notamment pour faire la cuisine. En réhabilitant Brindeau, il aurait donc fallu respecter ce principe qui aurait conduit à la démolition de certains murs en béton, donc l’évacuation des résidents durant les travaux.
« Il faut accueillir les résidents dans des conditions dignes et acceptables, ce qui n’est pas le cas actuellement », souligne Agathe Cahierre, adjointe au maire.
Côté loyers, la nouvelle résidence comprenant 140 studios et 2 pièces de 17 à 32 m2 ne devrait pas coûter plus cher, « voire moins grâce aux 4 millions de subventions dans le cadre d’une convention de rénovation urbaine et des APL plus intéressantes pour une résidence sociale », affirment Thierry Sure d’IBS et Younes Nouamani de l’AFTAM.