Le samedi 24 mars, une vague blanche à traversé Sotteville Lès Rouen.
Une assemblée silencieuse vêtue de blanc à marché pour saluer la mémoire d’un frère, d’un ami, un cousin, un soldat tombé non pas pour la défense de populations en guerre dans le monde, mais sous les balles d’un fou qui laisse derrière lui des familles endeuillées et dans l’incompréhension face à tant de barbarie.
Près de 500 personnes se sont réunies pour saluer la mémoire d’Imad Ibn Ziaten, parachutiste français tué le 11 mars dernier par Mohamed Mérah à Montauban. Sobriété et dignité ont été maîtresses de cette marche blanche débutée cours Pierre de Coubertin à Sotteville Lès Rouen chez les parents du soldat. D’un côté les amis portaient une banderole « Imad Repose en paix », et de l’autre, les proches et la famille en portaient une rappelant la mémoire des sept victimes du tueur fou. « Imad, Arieh, Gabriel, Myriam, Jonathan, Mohamed, Abel on oubliera jamais », ainsi, au delà de toutes confessions religieuses, la douleur vive est partagée avec les autres familles.
L’émotion était palpable. Latifah, maman d’Imad s’est exprimée sans pouvoir retenir ses larmes. Elle a perdu « un des êtres qui lui était le plus cher au monde, et personne ne pourra le lui ramener ni réparer cette perte ». La douleur est d’autant plus grande en sachant que le coupable ne sera jamais jugé et puni pour ses actes comme les familles l’auraient souhaité.
A l’hôtel de ville de Sotteville, en point d’orgue de la marche, les membres de la famille ont tenu à adresser leurs remerciements de vive voix aux amis, et à la famille qui ont rendu hommage à Imad. Porte voix de la famille, Fatima El Khili la cousine du soldat, à souligné que « la tristesse et la douleur devaient servir de leçon à la communauté nationale qui doit refuser la haine, le racisme menaçant notre vivre ensemble ». Ensuite les amis ont poursuivi leur itinéraire et déposé des roses blanches auprès du monument aux morts place Carnot (Ndlr : près de la rue Lafayette à Rouen). Un lieu significatif, car la mémoire honorée est celle d’un soldat qui 




. Pendant ce temps la famille et des proches se réunissaient en comité restreint avant le départ le même jour pour le Maroc, car l’inhumation du soldat était prévue dimanche à M’diq au nord du royaume. Selon ses vœux, Imad sera porté en sa dernière demeure sur sa terre natale par des soldats marocains et français.
Une femme voilée qui arrachait des affiches appelant à la marche en fin de cortège a par ailleurs été placée en garde à vue.