– Comment et quand êtes-vous venue à la musique ?
Rachelle Plas : J’ai commencé assez jeune avec une flûte à bec; j’ai continué avec une flûte traversière, et j’ai découvert l’harmonica au pied du sapin. Ma mère m’a initiée ; ça m’a plu, et avec l’harmonica, j’ai eu l’attrait du blues. J’ai pris des cours d’harmonica au Souffle du blues, à Paris, pendant 6 ans, puis des cours de chant, dans la même école.
– L’envie de jouer devant un public est venue tôt ?
– Dans cette école d’harmonica, on est très vite confronté à la scène, avec de vrais musiciens. J’y ai pris goût très tôt. Sur scène, on joue des morceaux pour s’amuser, mais c’est surtout une rencontre avec son public. Il fait 50 % du spectacle. J’aime corser les choses en changeant de morceaux assez régulièrement.
– Avez-vous des souvenirs précis attachés à la scène ?
– Une rencontre avec Michael Jones, à Cahors, cette année. On a joué ensemble alors que ce n’était pas du tout prévu. On s’est vu au moment des balances, et il m’a dit : «J’ai vu que tu avais ce morceau-là, j’aimerais bien venir le chanter avec toi ; tu serais d’accord ? Sans rien répéter; c’était super cool !
– Connaissez-vous les deux chanteuses qui sont programmées à vos côtés ?
– Je connais Fiona, je l’ai déjà vue en concert en région parisienne, et c’est vrai qu’elle joue super bien. Janet Robin, par contre, je ne la connais pas.
– L’édition sera 100% féminine. Comment expliquer qu’on parle moins des blueswomen que des bluesmen ?
– Probablement parce que c’est un milieu principalement masculin; cela doit venir d’assez loin.
Festival Blues notes, centre Bourvil, Franqueville-St-Pierre, à 20h, vendredi 6 avril.
Tarif : 18 euros. Renseignements : 06 80 51 40 66