Titre japonais : ルームオブキング
Nombre d’épisodes : 9 de 36 minutes environ
Diffusé en : Automne 2008
Chaîne de diffusion : Fuji TV
Fiche : DramaWiki
Cela faisait pas mal de temps que j’avais repéré ce drama, sûrement en raison de la présence de Mizushima Hiro. Mais je n’arrivais pas à le trouver, ce qui lui a valu de faire partie de ma deuxième liste de drama non disponibles. Il y a quelques mois, j’ai eu connaissance grâce à une visiteuse de la disponibilité du drama en VOSTF. Moi qui n’ai pas regardé un seul drama en VOSTF depuis plus de 3 ans, je ne suis plus du tout au courant de ce qui est disponible et c’est clair que je n’aurais jamais eu l’idée de chercher de ce côté, partant du principe que ce qui est dispo en français l’est forcément en anglais. Là le truc c’est que ça n’était plusdispo en anglais (du moins avec mes sources habituelles), mais en français, oui. Comme quoi, on a toujours des surprises ^^.

J’étais donc bien contente de pouvoir rayer une série de ma liste de drama non disponibles, mais je dois dire que depuis le temps j’avais un peu oublié pourquoi ce drama m’avait autant attirée au départ. Heureusement, c’est à ce moment que Dramafana a publié son billet sur le drama. Il m’a rappelé que le drama était une comédie, une très bonne apparemment, même. Bien que ça soit assez clair avec l’affiche et le synopsis sur Dramawiki, je l’avais un peu oublié ! Et j’avais oublié aussi qu’il y avait d’autres personnes à voir que Mizushima Hiro : Watabe Atsurô, que j’ai adoré dans plusieurs drama ces derniers mois, ainsi que Suzuki Anne, que j’ai eu l’occasion de voir deux fois dernièrement. Malgré tous les nouveaux drama de la saison d’hiver, je n’ai pas hésité longtemps à me lancer dans Room of King!

Trois étranges agents immobliers répondant tous au nom d’Ijuuin choisissent chacun trois personnes pour les faire cohabiter dans un somptueux appartement. Les neuf personnes réunies pour former cette colocation hors normes sont toutes très différentes, mais selon les agents, chacune d’elle a le potentiel pour devenir le King. Par on ne sait trop quel moyen, ils vont surveiller les faits et gestes de leurs protégés pour décider, on ne sait pas trop comment non plus, qui sera le gagnant. Des actions héroïques ? Un suspense infernal ? Des coups en traître ? De la compétition ? Non, pas du tout, juste une bande de joyeux drilles qui se cherchent un peu et qui vont se lier d’amitié. On les découvre chacun à leur tour, et certains vont même laisser passer plusieurs épisodes avant de daigner se montrer. Conséquence plus ou moins directe : tous n’ont pas la même importance dans l’histoire.

S’il faut désigner un personnage principal, ce serait certainement le jeune Mori Jirô, Moriji pour les intimes. Il cumule deux petits boulots, l’un dans un bar et l’autre chez une jeune fleuriste qui ne le laisse pas indifférent. Il va se découvrir un don aussi insoupçonné qu’original pour l’arrangement floral, et adore le ketchup. Si je vous assure, ce n’est pas incompatible :p. Cela faisait pas mal de temps que je n’avais pas revu Mizushima Hiro (Zettai Kareshi, MR. BRAIN, Watashitachi no kyôkasho, Mei-chan no shitsuji, Tokyo DOGS…) et je l’ai trouvé très bien dans ce rôle de jeune homme un peu paumé et sympa. Je ne pourrais pas lui reprocher les exclamations typiquement exagérées (vous savez, les fameux eeeeeeee qui durent 10 secondes et qui montent ^^) vu le style du drama.

Moriji va rapidement lier connaissance avec Asada Asako, qui a à peu près le même âge que lui. La jeune femme, employée dans une banque, ne semble pas très épanouie dans son travail. Pour ne pas arranger les choses, un certain événement va lui apporter une certaine « célébrité » et surtout lui coller une étiquette peu appréciable. Asako va avoir l’opportunité de changer sa vie, mais la décision sera dure à prendre, et le chemin qu’elle va choisir ne sera pas facile. Mince, dit comme ça, ça fait presque trop sérieux ! C’est juste que je n’ai pas envie de cracher le morceau sur ce que va devenir Asako, mais c’est bien marrant, et j’ai beaucoup aimé Suzuki Anne (Stand up!, Aoi tori). Elle est naturelle, souriante, ça passe vraiment tout seul.

Majima Yôhei, surnommé Majimax, est un styliste qui bénéficie d’une certaine notorité. Il est toujours en retard à ses rendez-vous, et doit faire face à des défis comme trouver des vêtements à un artiste qui dit vouloir être habillé en Gundam. J’ai vraiment un faible pour Watabe Atsurô (Beautiful Life, Hyakunen no monogatari, Koi ga shitai x3, Keizoku) alors évidemment j’ai bien aimé le personnage. Même en pantalon rose il est classe, c’est dire ! :p

Hibiki Kyôko est une gynéco qui est entourée dans sa clinique d’un brochette de charmants assistants. Ses patientes viennent principalement pour demander un avortement, ce qui vaut à Hibiki une bien mauvaise réputation. Même si on reste sur le ton de la comédie, j’ai apprécié le genre de message qu’elle délivre à ses patientes : aie un peu plus d’estime pour ton corps, et surtout pour toi-même ! Il me semblait bien que j’avais déjà vu l’actrice qui interprète ce personnage quelque part, mais je n’ai pas réussi à reconnaître Igawa Haruka (Sora kara furu ichioku no hoshi, Sunao ni narenakute). J’ai bien aimé le caractère énergique du personnage, et ses expressions qui tranchent avec son style vestimentaire particulier ^^.

Je ne dévoilerai pas les occupations des cinq autres locataires, qui arrivent un peu plus tard, car ce serait trop en dire. Je dirai juste qu’il y a un ami des chevaux, une pro du nabe, un amateur de bananes, un gars qui a du mal à garder l’attention des gens (Hirayama Hiroyuki, vu dans (Zenkai girl), et un grand ami de la nature (Okura Kôji, que l’on peut retrouver dans Watashitachi no kyôkasho ou Shinzanmono). Enfin, du côté des agents immobliers très spéciaux, j’ai tout de suite reconnu un des otak’ du forum de Densha otoko avec sa voix nasillarde insupportable, ses drôles de mimiques et ses sourcils à la Emmanuel Chain. Le personnage (incarné par Gashuin Tatsuya) est un peu too much pour moi, heureusement qu’on ne le voit pas plus.


Si l’on peut regretter que les 9 personnages du King ne soient pas développés de la même façon, cela rend plus crédible la dimension vie quotidienne du drama, et je trouve qu’il valait mieux opter pour cette solution plutôt que de se retrouver avec aucun personnage vraiment développé sous prétexte de leur consacrer tous le même temps.
On a l’impression au début que ça part dans tous les sens, et effectivement c’est un peu du n’importe quoi, mais du n’importe quoi juste absurde comme il faut, et j’ai vraiment accroché. Derrière les situations qui semblent incongrues, chaque personnage a des préoccupations réelles par lesquelles on peu se sentir concerné. Plutôt que d’avoir le message si habituel de faire de son mieux, il s’agit plutôt ici de faire ce qu’on aime et de trouver sa voie. Et pour ça évidemment, c’est encore mieux d’être bien entouré ! J’ai aimé la complicité qui finissait par lier les différents locataires, et j’ai regretté du coup qu’on ne les voie pas plus longtemps vivre ensemble et que la fin arrive vite.



Car 9 épisodes, ce n’est pas bien long, surtout quand ils sont un peu plus courts que d’habitudes : 35-36 minutes. J’ai d’abord été intriguée par ce format, mais il se trouve qu’il est très souvent utilisé par Fuji TV sur le créneau du samedi 23h et que j’avais d’ailleurs déjà vu un autre drama diffusé à cet horaire avec ce format, SP. Pour peu qu’on accroche à l’humour et au rythme trépidant de Room of King, on ne voit pas le temps passer !
La bande sonore du drama, dominée par la chanson thème Ai Need de Kimaguren et ses variations instrumentales, transcrit à merveille l’ambiance de bonne humeur jamais très sérieuse à laquelle on a affaire. La mélodie et le rythme sont vraiment entraînants, et je suis aussi très fan de la version instrumentale au clavier, toute douce.
Plus qu’une fin en soi, l’étrange jeu qui tient plus d’une expérience scientifique organisé par le trio Ijuuin n’est en fait qu’un prétexte pour réunir des personnages tous un peu farfelus à leur façon. Si on peut avoir une légère impression de trop peu, j’ai pour ma part passé un bon moment en compagnie des neuf colocataires du King, et outre l’humour, j’ai aimé les messages délivrés en pointillé. Une bonne dose de bonne humeur, ça ne se refuse pas !


Pour terminer, le quart d’heure langue de pute à propos de la qualité des sous-titres, ou plutôt son absence. Non, je ne considère pas que le fait que le fansub soit fait bénévolement et permette de faire découvrir des séries soit une excuse pour qu’il soit fait n’importe comment. Quand on ne maîtrise ni l’anglais, ni le français, on ferait mieux de s’abstenir. Oh, des fautes d’orthographe ou de grammaire y’en a pas des masses, c’est bon (sauf à la fin). C’est juste que la majorité des phrases sont complètement anti-idiomatiques, quand elles ne contiennent pas une grossière erreur de traduction. Aucune réflexion sur le sens des mots ou sur le contexte, pas fichu d’ouvrir un dico, de faire une recherche ou de se poser la question : est-ce que ça se dit en français ? Sérieux, Google translate fait mieux ! Ca décrédibilise complètement le fansub francophone alors qu’il y a des équipes sérieuses (j’imagine), et ça décridibilise l’activité de traduction en général. Franchement, que ce soit les spectateurs qui se contentent de ça ou les pseudo-traducteurs, apprenez l’anglais au lieu de désapprendre le français…