Le conseil d’administration de RFF a délibéré le 5 avril dernier, en faveur de la poursuite du projet de ligne ferroviaire nouvelle entre Paris et la Normandie et a décidé de lancer les études préalables à une enquête d’utilité publique.
L’Etat a retenu pour sa part, l’ensemble des critères qui garantit une liaison rapide entre Paris et Le Havre, à commencer par la réduction du temps de parcours à 1H15 (45 minutes pour Paris-Rouen et 1H15 pour Paris-Caen), et l’amélioration de la desserte ferroviaire des ports, dans un souci de rapprocher Paris de sa façade maritime.
RFF tire ainsi pleinement les enseignements du débat public qui s’est achevé en février, et notamment « la nécessité de construire de nouvelles gares dont une à Rouen, sur le site de Saint-Sever ». Des études affinées vont désormais être menées en vue de soumettre le projet à une enquête d’utilité publique. Menées « sous l’égide d’un comité de pilotage associant notamment l’Etat et les principales collectivités locales », elles seront effectuées sur la base des scénarii A, B et AB, qui se distinguent par le positionnement du point de bifurcation vers Caen d’une part, Rouen d’autre part (A proche de Rouen, B proche d’Evreux, AB intermédiaire).
C’est un signe important, même s’il ne présage pas de la suite, de la volonté de chacun des acteurs de s’engager résolument dans ce projet, et on ne peut que s’en féliciter.