Du meeting de François Hollande, auquel j’ai assisté, hier, à Vincennes, je retiens une foule massive, une ambiance festive et des propositions positives (voir le projet du candidat en cliquant ici). Mais je retiens surtout un appel à la mobilisation dans les urnes, dès le 1er tour, dimanche prochain. François Hollande a dit combien l’abstention serait un choix paradoxal, pour ceux qui prendraient ainsi le risque de laisser d’autres choisir à leur place (voir mon billet sur l’enjeu du premier tour en cliquant ici). Il a dit aussi combien l’extrême-droite ne saurait être une solution, puisqu’au contraire elle aggraverait la crise, en isolant la France et en la divisant. Il a dit enfin que la dispersion à gauche n’est pas souhaitable, tant le candidat sortant voudrait en jouer. Gardons nous de l’illusion sondagière, a-t-il ajouté, car les sondages, eux, ne votent pas! C’est une évidence, mais il faut la rappeler, à l’heure où les enquêtes d’opinion menacent d’endormir la vigilance : seul le déplacement des électeurs et l’addition de leurs bulletins de vote fera le 1er tour. Et ce 1er tour pèsera lourdement sur le 2ème : que François Hollande passe en tête ou dispose d’un espace suffisamment large pour rassembler facilement, et la victoire sera permise; qu’à l’inverse, il paraisse distancé ou plombé par la perspective de tractations incertaines, et alors les 15 jours qui précéderont le 6 mai seront ceux de tous les dangers. Voilà bien l’enjeu du 22 avril : pour que le changement se fasse vraiment, il faut créer une dynamique de victoire lors du 1er tour. Je vous invite à passer le message autour de vous, pour que nous partagions dimanche la satisfaction d’avoir fait naître l’espoir.