
Côté Rouen : Que vous apporte le rôle de Sally Bowles, la chanteuse américaine qui se produit au Kit kat club ?
Claire Pérot : Sally Bawles, c’est à la fois ma meilleure amie et ma meilleure ennemie, tellement elle est éreintante.
Mais ce rôle pour une comédienne, c’est un véritable cadeau. On se balade sur toutes les palettes émotionnelles de la comédie et du drame. J’apprécie ce rôle car il me fait rechercher des choses au plus profond de moi.
C’est tout sauf un personnage superficiel.
– Connaissiez-vous le Berlin artistique de cette époque ?
– Non. Nous avons fait un travail très intense autour de cela et la production continue de nous tenir au fait de ce qu’il y a eu à cette époque, en ces lieux.
C’était une période de crise, de terreur, de détresse, et pourtant des choses artistiques émergeaient.
– Aviez-vous, au préalable, une idée de la façon dont vous alliez interpréter votre rôle ?
– Je me suis laissée porter. Le travail est assez intense au départ. J’ai été engagée, mais je ne savais pas de quoi il en retournait. J’ai refusé de voir le film. J’ai étudié la documentation que nous avons eue pour élaborer mon personnage. Tout s’est vite mis en place. Hormis le travail de mise en scène, je n’ai pas eu de travail de préparation particulier.
– Quel est le rôle que vous aimeriez jouer maintenant ?
– J’aimerais trouver ma place au cinéma, mais c’est assez difficile. Je suis une artiste de comédie musicale et on a tendance à nous enfermer dans ce rôle. J’aimerais toucher un rôle aussi profond que celui de Sally Bowles, même s’il n’est pas aussi important.
› Samedi 21, à 15h et 20h, dimanche 22, à 14h30, au Zénith de la CREA. Tarifs : de 29 à 79 euros.
Propos recueillis par Thierry CHION