A l’occasion de l’élection présidentielle des 22 avril et 6 mai 2012 et des élections législatives des 10 et 17 juin 2012, l’Institut national de la statistique et des études économiques (INSEE) conduira une étude par sondage sur la participation électorale, comme il le fait depuis 1988.
L’échantillon, d’un électeur sur 1000, est tiré dans le fichier général des électeurs tenu par l’INSEE en application de l’article L37 du code électoral. Dans chaque région, ce sondage concernera en moyenne 1800 électeurs. La participation au vote sera relevée sur la liste d’émargement nominative qui est mise à la disposition du public dans les préfectures après le scrutin.
Ce sondage permettra d’étudier les taux de participation selon l’âge, le sexe, la taille de l’agglomération, et d’autres variables sociodémographiques grâce au rapprochement avec l’échantillon démographique permanent de l’Insee, qui comprend des informations recueillies lors des recensements. Il ne permettra pas d’identifier les préférences politiques.
L’ensemble des traitements a été soumis à la CNIL et autorisé par un arrêté du ministre de l’économie en date du 14 septembre 2006. Dans le mois qui suivra le scrutin, tout électeur souhaitant exercer son droit d’accès et de rectification pourra s’adresser à la direction régionale de l’INSEE pour savoir s’il figure dans l’échantillon. Dans les douze mois suivants, ce droit pourra s’exercer à la direction générale de l’Insee. Les données recueillies feront l’objet d’une exploitation anonyme. L’Institut en présentera les résultats dans ses publications nationales et régionales.
Ces études ont permis lors des élections précédentes de mesurer l’abstention systématique et le vote intermittent. En 2007, seulement 9,5 % des électeurs inscrits n’ont voté à aucun des quatre scrutins (élections présidentielles et législatives). Les très forts taux d’abstention aux élections législatives sont donc surtout dus à une abstention intermittente et sélective. Les personnes qui sont le moins inscrites sur les listes électorales sont les catégories sociales les plus fragiles : les jeunes, les chômeurs, les peu diplômés, les personnes issues de l’immigration. Quand elles sont inscrites, ce sont aussi celles qui participent le moins aux élections.
En Haute-Normandie en 2007, 9% des électeurs inscrits n’ont voté à aucun des quatre scrutins. Les plus de 35 ans et les Haut-Normandes faisaient partie des personnes qui s’étaient le plus mobilisées. A l’inverse, les jeunes, les habitants des villes, et les personnes éloignées du marché du travail avaient voté moins systématiquement.