Les travaux de démolition du Sirius vont démarrer cet été. En 2013, il rouvre transformé.
Le Havre – Le Sirius entre concrètement dans sa phase transitoire. Le 9 mai prochain, il ouvre ses portes en lieu et place du cinéma « Les clubs », implanté avenue Foch où il exploitera les quatre salles du rez-de-chaussée tout le temps nécessaire à sa démolition / reconstruction dans son emprise actuelle, rue Duguesclin. Quatre salles, ce sera une de plus que ce que le Sirius possède aujourd’hui. Stéphane Foulogne, l’exploitant du cinéma d’art et d’essai et son équipe sont sur la brèche.
L’implantation aux Clubs nécessite d’emblée quelques aménagements. « Nous changeons les fauteuils et y installons le matériel de projection numérique, un matériel de haute technologie, qui sera par la suite installé dans le nouveau Sirius. Cet investissement (270 000 euros, ndlr), c’était une vraie urgence », détaille Stéphane Foulogne. Il assurera à ses débuts un certain confort à cette période transitoire qui va s’étirer jusqu’à l’automne 2013, date de l’inauguration du nouveau pôle d’art et d’essai, cours de la République.
Un projet ambitieux
Stéphane Foulogne le dit clairement : « Déménager aux Clubs ne se fait pas de gaieté de cœur. Tout au long de son histoire, quel que soit l’exploitant à sa barre, ce cinéma n’a jamais marché ». On peut penser que le pilote du Sirius craint de perdre une partie de son public dans ce laps de temps alors que l’objectif affiché est de passer de 50.000 spectateurs (fréquentation actuelle du Sirius) à 100.000 dans un délai de trois à quatre ans.
Stéphane Foulogne investit gros. Le nouveau pôle d’art et d’essai qui va voir le jour représente un budget de 4 millions d’euros. La Région et la municipalité du Havre l’assurent déjà d’une subvention de 800.000 euros chacun.
Ce pôle bénéficie aussi du soutien entier de l’association des Amis du Sirius qui entend intéresser les sociétés locales à cette belle entreprise, « afin qu’ils en soient parties prenantes », insiste Ginette Dislaire, sa présidente. L’association insufflera aussi une dynamique de rencontres, de débats, à l’intérieur d’une ambitieuse politique d’éducation à l’image. « Le nouveau pôle devra être un lieu qui bouillonne », s’enthousiasme Stéphane Foulogne.
K.L