Pierre Boussaguet a pris le temps de visiter des rues typiques du Rouen ancien en compagnie de Carles GR.
Première réunion de travail musical pour donner une couleur et de nouvelles idées à ce prochain album.
Une rencontre musicale à Louviers, une idée évoquée et les deux hommes jouent ensemble. Pierre Boussaguet, contrebassiste jazz de renommée internationale était dernièrement à Rouen, afin d’enregistrer de premières prises avec le guitariste rouennais Carles GR.
«Notre but n’est pas de fixer 50 minutes de musique sur une bande. Le plus difficile est de trouver la couleur de l’album. On ne pense pas l’album comme étant un album jazz. On veut un disque évocatif, une illustration sonore. Ce n’est pas une contrebasse qui accompagne une guitare ou l’inverse. C’est un dialogue permanent entre les deux», explique Pierre Boussaguet.
Il faut savoir s’arrêter
Et de continuer : «Nous ne sommes pas là pour nous montrer que nous savons jouer. A l’issue de la séance d’aujourd’hui, nous repartirons chacun avec du travail à effectuer, et ça nous donnera de nouvelles idées. Mais à un moment, il faut savoir dire stop aux idées. Quand nous serons trois à tomber d’accord, Carl, l’ingénieur du son et moi, C’est que ce sera bon».
Carles GR souligne : «Un album, c’est un peu une photo musicale à un moment donné».
Les deux musiciens en étaient à leur deuxième journée d’enregistrement. C’était le moment de l’écoute, des premiers ressentis, qui ne sont pas forcément les mêmes que lors du jeu. «C’est un peu le ressac de la vague. Je ne suis pas content de la façon dont j’ai joué certains passages. Il faut savoir douter pour pouvoir avancer», insiste le contrebassiste.
Ne pas bâcler
«Ce disque, je le vois comme une image. On se pose et on décrit ce qu’il y a autour. Je n’ai pas envie de le bâcler», insiste celui qui assure avoir un regret musical, celui de ne pas avoir pu jouer avec le poète Claude Nougaro.
«Il y a un prix à payer dans ce qui est créatif, c’est qu’on ne peut jamais garantir si la magie ou la poésie sera là. Si on le savait, on serait tous multimiliardaires», sourit Pierre Boussaguet avant de reprendre sa contrebasse.