Très courts : sélection internationale vendredi soir

Le Festival international des très courts vient faire son cinéma du 9 au 11 mai au centre socioculturel Georges-Déziré. Des films de trois minutes pour dire la ville et le monde qui changent. Du 9 au 11 mai, le centre Georges-Déziré fait son cinéma pour accueillir la 14e édition du Festival international des très courts. Cette année, le festival applique la règle de trois : trois jours, trois sélections de films de trois minutes. Car cette année le festival international ouvre une nouvelle sélection, à côté de la sélection des enfants et de la sélection officielle : Paroles de femmes rassemble des très courts réalisés par des femmes ou dont le personnage central est une femme. Soit 20 films venus de France, Palestine, États-Unis, Australie, Canada, Espagne, Pays-Bas qui offrent un tour du monde des points de vue de femmes, bien sûr en trois minutes.
En appui, le centre Georges-Déziré présente les photos de Pierre Olingue sur les femmes œuvrant dans les coulisses du monde du spectacle. Paroles de femmes, jeudi 10 mai, à 18 heures. Comme tout bon festival, chaque projection donnera lieu à un vote du public pour désigner le meilleur film. Autour des séances sur grand écran, présentées dans des dizaines de villes dans le monde, le centre socioculturel propose des ateliers qui font mieux connaître la science des images, particulièrement auprès des scolaires. "Cette année, le festival traite de la ville au cinéma, à travers l’atelier de bruitage du jeudi et l’atelier thématique du vendredi matin", détaille Hervé Ott, responsable des centres socioculturels. Un sujet d’actualité au moment où Saint-Étienne-du-Rouvray réfléchit à son projet de ville. "Les villes modernes sont apparues en même temps que le cinéma", précise Laurent Cuillier, de l’association du Grain à démoudre chargée de la programmation et de l’animation durant le festival. "La ville c’est là où tout se passe, le hasard, la rencontre, le danger parfois. Dans les polars, souvent, le héros évolue dans une ville qu’il maîtrise. Il est perdu quand il en sort. Après guerre, les moyens techniques permettent de sortir du décor de studio, le cinéma investit la ville pour la filmer. Avec des cinéastes comme Woody Allen à Manhattan, ou Kaurismaki et Lucas Belvaux au Havre, la ville a une identité." Pour compléter le sujet, le Pôle Image présentera des films d’archives sur les reconstructions urbaines en Haute-Normandie.
• Festival international des très courts
Mercredi 9 mai : les très courts des enfants à 14 heures. Conférence sur la musique classique au cinéma à 19 heures. Ciné-concert « musique, jazz et cinéma » à 21 heures.
Jeudi 10 mai : atelier bruitage à 9 h 30 et 14 heures ; films réalisés dans le cadre des Animalins par les écoliers stéphanais à 17 heures ; sélection Paroles de femmes à 18 heures.
Vendredi 11 mai : atelier La ville au cinéma à 9 h 30, mémoire audiovisuelle du Pôle image à 14 heures, sélection officielle à 20 h 30.
Centre Georges-Déziré, 271 rue de Paris. Entrée libre.

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