Mercredi 9 mai, le camion de l’Établissement français du sang fera escale sur la place de l’Église. Pourquoi s’y rendre ? Parce que ce geste de générosité sauve des vies. "On aimerait que le don du sang soit un acte de citoyenneté. Cela doit faire partie des habitudes de vie au même titre qu’une pratique sportive", estime le docteur Carole Leclerc, responsable des prélèvements à Rouen et sa région pour l’EFS, l’Établissement français du sang. Il faut dire que la situation s’aggrave depuis le début de l’année. La demande de dons dans la région est en hausse de 7%. "Cela devient difficile car la collecte n’augmente que de 2 à 3% par an. Au fil du temps, les stocks baissent." Difficile pour le moment de justifier cette soudaine augmentation de la demande. "On s’y attendait mais cet accroissement est plus important que prévu. Nous sommes en train de déterminer les causes."
Les deux tiers des transfusés ont plus de 60 ans. Effectivement, aucun médicament de synthèse ne peut encore se substituer aux produits sanguins. Irremplaçables et vitaux, ils sont indiqués dans deux grands cas de figure: les situations d’urgence qui représentent 10% de la demande et les besoins chroniques. Ces derniers concernent des patients que seule une transfusion sanguine peut contribuer à guérir ou à soulager. Elle intervient essentiellement dans le cadre de maladies cancéreuses ou en cas de vieillissement de la moelle osseuse.
Le don du sang prend environ une heure au donneur. Après l’enregistrement administratif, le bénévole s’entretient avec un médecin. "Ce rendez-vous est essentiel. Il répond à deux règles en or : le prélèvement ne doit pas être préjudiciable au donneur et le produit ne doit pas être contaminé." Suite à cet entretien, le volontaire est accueilli par une infirmière expérimentée qui va se charger du don. Celle-ci est en permanence à l’écoute et aux côtés du donneur afin de le rassurer, mais aussi de vérifier que tout se passe bien. Une fois le don fini, il reçoit une collation. Cette période permet surtout au personnel de surveiller la santé du donneur. "Il faut compter entre quinze et vingt minutes de surveillance."
Pour effectuer un don, il faut avoir entre 18 et 70 ans. Un homme peut effectuer jusqu’à 6 dons par an tandis que les femmes sont limitées à 4 dons. Il est fortement conseillé de bien s’hydrater avant le don et de ne pas être à jeun.
• Prochaines collectes, place de l’Église, mercredis 9 mai et 11 juillet, de 15 h 30 à 19 heures.