L’équipe du Sirius, ingénieurs et techniciens déploient force et énergie pour être prêts le 9 mai au 99 avenue Foch.
Le Havre – Six jours seulement pour installer le Sirius dans son étape transitoire, avant la construction du nouveau pôle d’art et d’essai. Cet espace-temps contraint, c’est au cinéma les Clubs qu’il se déroule. L’heure est à l’effervescence. Mercredi 9 mai, le Sirius accueille son public pour la toute première fois, avenue Foch. Autour des 4 membres de l’équipe du Sirius, ingénieurs et techniciens procèdent aux derniers réglages : colorimétrie, balances des blancs pour l’image, sans oublier le son. Ce déménagement s’accompagne en effet d’une vraie révolution : le passage au numérique.
Révolution 4K
Sur les sept salles que compte le cinéma, quatre vont être exploitées la prochaine année : quatre projecteurs numériques ont donc été installés pour un montant total de 300 000 euros. « Et c’est le must ! », confie Patrick Braconnier, consultant de Stéphane Foulogne, l’exploitant pour la réalisation de salles de cinéma. Et le must, en la matière, consiste en un équipement Sony 4K. « J’ai mené un vrai combat, il y a un an, pour obtenir les autorisations nécessaires à l’achat de cet équipement », explique Stéphane Foulogne, « la majorité des salles, en effet, sont équipées en 2K. Mais à l’heure où la technologie avance si vite, je voulais investir dans un matériel à la pointe, qui ne tombe pas dans deux ans dans l’obsolescence ». Et le 4K, les spécialistes en présence dans le capharnaüm du déménagement – même un ingénieur de Sony France est là – le confirment : c’est l’assurance d’une qualité d’image exceptionnelle. « Le 4K, c’est la résolution la plus forte pour se rapprocher de la qualité d’image du 35 mm », insiste l’exploitant en vrai passionné, qui assiste au moment de l’interview aux premiers tests d’image sur les écrans. Rien de mieux que la démonstration par l’exemple : le 4K, c’est juste dingue de précision !
Mais c’est tout de même avec une pointe de nostalgie que l’on voit les films 35mm et les anciens « projos » relégués aux oubliettes et d’imaginer voir disparaître de nombreux métiers du cinéma, C’est l’ère numérique aussi ! Mais allez, rendez-vous le 9 mai…
K.Lebrun