La protection de l’environnement est au cœur de toutes les préoccupations et c’est dans ce sens que sont étudiées et privilégiées au maximum, les filières qui tendent à limiter par exemple les émissions de CO2. C’est le cas des réseaux de chaleur biomasse, également appelés chauffages urbains, utilisant la ressource bois : une alternative retenue par la ville de Maromme, dont les élus et partenaires se sont retrouvés vendredi 11 mai dernier, pour la pose de la symbolique première pierre. La mise en service de la chaudière est prévue en octobre.
Maîtrise des coûts énergétiques
Trois mille logements, soit 12 000 habitants, seront concernés par ce réseau de chaleur biomasse, ainsi que les bâtiments communaux et autres établissements scolaires. «C’est un projet emblématique, car c’est un réseau de chaleur créé de toute pièce, avec 26 kms de tuyaux à faire passer» souligne le maire de Maromme David Lamiray, ajoutant que ce choix permettra d’éviter «l’émission de
10 000 tonnes de CO2» et «de mieux maîtriser la facture énergétique».
Concrètement, deux chaudières à bois fonctionneront avec l’apport de 18 000 tonnes de bois par an, prélevées dans un rayon de 50 kilomètres autour de Maromme : un atout supplémentaire pour l’économie de la filière bois de la région. «Tous les particuliers de Maromme qui souscriront avant le 1er juin, bénéficieront du raccordement gratuit à notre réseau de chaleur urbain» indique le maire, qui rappelle que l’investissement porté par Cofely Groupe GDF-Suez, dans le cadre d’une délégation de service public, s’élève à 25 millions d’euros. Un coût en partie subventionné par l’ADEME (Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie), à hauteur de 7,2 millions d’euros, via le Fonds Chaleur.
Au final, la facture sera relativement stable pour les usagers, puisqu’elle ne dépendra plus des flambées du prix du pétrole.
Isabelle VILLY