Le Trianon d’Amélie Affagard

Découvrez le monde d'Amélie  Affagard

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Dans quelle mesure  vos précédentes expériences  ont contribué à votre construction  artististique ?
– Par le voyage, les collectifs, l’imaginaire, puis par l’envie nouvelle de chanter dans une langue qui m’est plus personnelle. Mais le champ des expériences qui ont construit “l’artiste” n’est pas que musical.
Chaque instant de ma vie, chaque coup dur, chaque histoire d’amour, d’amitié, chaque instant de mon histoire familiale a apporté sa pierre à l’édifice. En acceptant de donner mon nom à un projet artistique, j’ai souhaité remplir le cahier des charges de la somme de ce qui m’habite. Les trésors, les lumières, la magie… mais aussi les félures, les peurs, les faiblesses…

– Est-ce l’aboutissment d’un rêve ou d’une envie ?
– C’est un cheminement que j’imagine logique. Je suis une femme de collectif… Aussi, c’est peu dire que je n’ai jamais rêvé de voir mon nom sur une affiche, tout comme il ne fait pas rêver d’écrire son nom sur un formulaire administratif…
.J’ai commencé dans la rue, puis les bars, les petites salles… Si j’avais voulu du rêve, j’aurais postulé à la Star ac’…  L’envie que j’ai est de proposer à ceux qui m’écoutent le témoignage authentique et entier d’une de leurs contemporaines… Il ne peut y avoir d’autre aboutissement que de faire continuellement de son mieux pour l’enrichir.

– Un de vos  compagnons de route, Fred Pichot, devenu marseillais, compose. Comment arrivez vous à vaincre la distance ?
– En allant chercher le soleil régulièrement !

– Le Trianon vous propose une résidence. Qu’est-ce que cela va vous permettre ?

– Cela va permettre d’intégrer mes chansons au cœur d’une architecture scénique dont le tissu artistique devra suivre au plus près la courbure de ma peau, et y laisser passer les fleurs.
Pour cela, je travaille avec des personnes  capables de devancer mes demandes et d’y apporter leur magie : Eric Guilbot aux lumières,  Nicolas Mahieu pour son installation de la scénographie, sans oublier  Yann Berthelot pour la mise en scène…

– Est-il facile d’obtenir des résidences dans des salles ?
– La partie administrative du métier est la partie cachée de l’iceberg… une activité chronophage, avec laquelle il faut batailler pour qu’elle ne vous enlève pas l’envie de vous consacrer en même temps au fond artistique du projet… Mais j’ai la chance d’être bien entourée, d’avoir développé un réseau de connaissances qui m’est plutôt bienveillant, et gardé contact avec nombre de gens du métier qui connaissent le degré de confiance qu’ils peuvent m’accorder.

›  A 20h30, au Trianon transatlantique, avenue du 14 juillet, Sotteville-les-Rouen. Tarifs : de 8 a 16 euros.

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