Mercredi 16 mai dernier, j’ai accompagné le Président du Département Didier MARIE et notre Député Christophe BOUILLON qui sont venus notamment rendre visite aux Abattoirs du Trait pour faire le point sur leur situation.
Nous avons été reçus par la direction Monsieur et Madame VION ainsi que par le personnel. Tous étaient ravis de savoir que, suite aux travaux réalisés pour la mise en conformité avec la réglementation européenne, cet abattoir pourra continuer de fonctionner. Après plusieurs réunions de concertation entre les services du Département et les services de la préfecture, Monsieur VION vient donc d’obtenir l’assurance que le classement sanitaire de son établissement est bien conforme.
Nous sommes satisfaits que l’abattoir du Trait reste notre abattoir de proximité au service de l’artisanat local et de l’élevage dans notre canton et au delà.
Longue route après ce « nouveau départ » et bon courage à toute l’équipe.
Rappel des actions menées pour sauver les abattoirs du Trait:
Beaucoup de temps et d’énergie ont été dépensés par les élus pour permettre à l’abattoir de continuer à satisfaire ses nombreux clients. Alors qu’un documentaire à la télévision jetait la suspicion sur l’hygiène et le fonctionnement des abattoirs en général, Christophe Bouillon, député,Pierrette Canu, conseillère générale, Jean-Marie Aline, maire, s’étaient donnés rendez-vous dans l’établissement pour une visite de reconnaissance et pour assurer de leur soutien l’exploitant. L’abattoir a été public jusqu’en 1986. A l’époque, le fermier y tuait sa bête lui-même en utilisant le matériel de l’abattoir.Depuis, les services vétérinaires et la préfecture ont petit à petit modernisé et encadré les pratiques. Les exigences ont dépassé à un certain moment Thierry Vion qui, en tant que locataire actuel, ne pouvait pas dans les délais prévus, répondre aux derniers impératifs. Il risquait de perdre son agrément.Les élus se sont alors mobilisés pour permettre le dialogueet organiser uneréunion en préfecture avecles éleveurs, l’exploitant et les services de l’état.
Un projet économiquement viable
Nous sommes dans une région d’élevageetla clientèle vient de toute la vallée de la Seine, de Rouen au Havre mais aussi dePaluel,de Rugles, du canton de Saens.
L’abattoir a une capacité de 3.000 tonnes par an, il a des projets annexes comme la découpe de la viande pour les caissettes des petits éleveurs et enfin il n’émet pas de nuisances de proximité. Les seuls éléments restant après le départ des carcasses, le suif et les peaux, sontstockés et valorisés pour d’autres exploitants.
Un service de proximité pour les éleveurs et commerçants
Les abattoirs de Bolbec et de Forges n’existent plus, il faut maintenant aller à Cany- Barville ou au Neubourg. Un abattoir de proximité comme celui du Trait permet aux éleveurs de transporter les animaux dans la bétaillère derrière le tracteur, pas besoin d’un équipement de transport spécialisé ni du certificat pour transporter les animaux à plus de 60 kms. La reprise des bêtes est également facilitéepour l’éleveur et si c’est le commerçant qui vient chercher la viande, il peut assurer à sa clientèleque la viande vient d’un élevage de proximité. La filière courte est respectée.
L’entreprise familiale connait bien ses clients et l’équipe, passionnée par son travail,a le souci de les satisfaire au mieux.
La préoccupation du bien-être animal
Les animaux sont accueillis de 6h à 16h et passent bien souvent la nuit à la bouverie.
C’est d’un pas tranquille le lendemain matin qu’ils sont dirigés, un par un, vers le piège qui leur sera fatal. Pas d’attente angoissante, ils sont assommés d’un seul coup et l’égorgement n’a lieu qu’après cette mort cérébrale rapide.
Les 10.000 mètres cubes d’eau rejetée partent chaque jour partent à une station de prétraitement des eaux usées avant de rejoindre la station d’épuration du Trait. Les analyses sont bonnes et l’état sanitaire maintenant très satisfaisant. La recherche des investissements supplémentaires est aidée par Seine Maritime Expansion.Ce bras droit économique du département intervient auprès des entreprises de moins de 250 salariés pourexpertiser la faisabilité des projets, les aider dans les dossiersadministratifs et les soutenir financièrement.