Le succès de Frank Mickaël

Comment expliquez-vous le succès que vous rencontrez, alors que vous n’êtes pas médiatisé ?
Frank Michaël : C’est la question que tout le monde me pose. En fait, ce que je vis, c’est uniquement une histoire entre moi et un public fidèle qui me suit. Je fais quand même des émissions télé. Dernièrement, j’ai enregistré Chabada et Les années bonheur. Et le 5 juin, j’enregistrerai Vivement dimanche avec Michel Drucker. Mon exemple montre qu’on peut y arriver sans faire de nombreuses émissions. Ça ne m’a pas empêché, en 30 ans de carrière, d’enregistrer 400 chansons et d’obtenir 45 disques d’or.

– On parle beaucoup du phénomène Frank Michaël. Qu’est ce que cela vous fait ?
– Ça fait plaisir évidemment. J’ai d’autant plus de mérite car je n’ai pas l’appui des gros médias. Par contre, j’ai beaucoup de presse écrite et radio.

– Vous êtes un chanteur de charme et on vous compare toujours à Frédéric François. Cela vous énerve t-il ? Qu’est-ce qui vous différencie de lui ?

– Cela ne m’énerve pas du tout. Et je le connais très bien. Mais cette comparaison est erronée, car nous n’avons pas la même voix. Moi, je suis plutôt crooner, et lui chante plus du populaire. Mais peut-être que cette comparaison vient du fait que l’on a certainement le même potentiel de public et que l’on vient de la même région belge. Dany Brillant et Julio Iglésias sont eux aussi des chanteurs de charme, mais on ne me compare jamais avec eux.

– Vous envisagez un jour de prendre votre retraite ?
– Tant que je pourrais chanter je serais là. Vous savez, je suis musicien depuis l’âge de 10 ans, alors j’ai ça dans la peau. Regardez Aznavour, à 87 ans il est encore svelte et il a la forme.

– Vous semblez être un artiste accessible. Vous êtes comme ça avec votre public ?

– J’ai toujours été accessible, c’est mon caractère, ma façon d’être. C’est aussi pour cela que mon public m’aime et me suit. Après mes spectacles, je suis au moins 1 heure ou 1 heure et demie avec les gens pour des photos et dédicaces. Quand un artiste se prend la tête, en général c’est foutu.

Propos recueillis par Richard Duval

›  Vendredi 1er juin, au Zénith de la CREA, avenue des Canadiens, Grand-Quevilly. Tarifs : de 44 à 59 euros



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