Au Havre : J’ai testé l’aspirateur sans sac

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Moi je suis une femme de son temps, avec des préoccupations de femme de son temps et le développement durable est une donnée avec laquelle, dorénavant, je compose. Aussi quand ce maudit aspirateur tombe en panne, je fais, contre mauvaise fortune bon cœur, et me dit : « Voilà l’occasion d’amadouer ma bonne conscience boboïsante et d’investir dans un aspirateur sans sac, qui me permettra d’utiliser moins de papier ». Et l’image des forêts amazoniennes sauvées grâce à mon héroïque citoyenneté de me faire vibrer la lèvre inférieure et d’humidifier mon œil gauche. Y’a pas à dire, noblesse, quand tu nous tiens…

 

Entre la poire et le fromage

Ma bonne conscience ayant quelques limites (tout autant que mon budget), je me rends dans une grande surface. Direction le rayon aspirateur. Passionnant, hein ? Là, comme dans la majorité des grandes surfaces, je suis reçue entre la poire et le fromage par un vendeur débordé (seul au rayon de l’électroménager avec une queue de 10 personnes exaspérées par l’attente). Vendeur qui était sans doute la veille au rayon crémerie et sera demain au rayon chaussures ; autant vous dire que le conseil sera ici plus que basique. De fait, je repars avec un aspirateur sans sac, basique.

Arrivée chez moi, je constate qu’il est quand même plus lourd et bien moins maniable que le précédent. Pas très pratique pour qui a des étages. C’est mon cas. Au fil des jours qui suivront, je découvrirai l’horreur et la stupidité de mon achat. À peine rempli, l’antipathique aspirateur s’arrête : il faut le nettoyer, le démontrer, l’épousseter. La poussière que vous venez d’aspirer est reprojetée dans la maison. En outre, monsieur est susceptible, il supporte très mal les petites contrariétés, genre aspirer une petite pièce de métal qui se fracasse à grand bruit sur la paroi de la cuve en plastique. Et puisque l’on parle de bruit, à ce  stade, appelons-le cela tout net du BAROUF. J’ai presque envie de porter plainte contre moi-même pour tapage diurne.

 

Épilogue

Trois semaines après cette désastreuse acquisition, je me résous à faire l’impensable : changer de magasin et racheter un petit aspirateur avec sac. Question développement durable, je vous le concède : peut mieux faire…

 

DLM-T

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