Sylvain Augnet aura bientôt 40 ans d’expérience comme technicien SAV d’ascenseurs. Il a délivré bien des gens d’une situation désagréable : « Réglementairement, entre le moment où l’on appelle le numéro de service et celui où le technicien arrive, il s’écoule une heure au plus ».
Il connaît des types d’appareils très divers : « Les ascenseurs électriques ont impérativement leur machinerie installée au-dessus de la cage ; celle des ascenseurs hydrauliques peut occuper divers emplacements ». Depuis 1995, une technologie « sans local machinerie » est apparue. Au début des années 2000, le parc français était le plus vétuste d’Europe.
• Être diplomate, aussi. Une série d’accidents survenue en 2003 a entraîné des modifications importantes de la réglementation : contrôle des installations une fois toutes les six semaines, « voire une fois par mois pour certains de nos donneurs d’ordres ».
En 2010, toutes les ouvertures de serrures devaient être mises aux normes ; en 2013, tous les ascenseurs devront s’arrêter strictement au niveau de l’étage. Pour éviter la « petite marche » qui pourrait faire chuter. Un technicien veille au bon fonctionnement de 120 installations en moyenne. Les dysfonctionnements les plus fréquents sont : un voyant qui ne s’allume plus, un bruit inopportun…
Selon le respect accordé au matériel par l’usager, les portes d’ascenseurs en dérangement peuvent varier en fréquence du simple au quadruple. Dans les immeubles où les pannes sont fréquentes, le réparateur doit faire preuve de diplomatie. « Nous rencontrons des situations très diverses… »
• Les particuliers font aussi partie de sa clientèle. « Beaucoup de gens en ce moment font installer des rampes d’accès à l’étage pour personnes à mobilité réduite ».
Comment faire pour devenir…
Formation
Cet emploi métier est accessible avec un bac pro en électricité, mécanique, électronique, MSMA ou MEI (maintenance des systèmes mécaniques automatisés ; maintenance des équipements industriels). Une habilitation aux risques d’origine électrique est exigée.
Compétences
Le technicien teste les systèmes de sécurité, ajuste les réglages des éléments mécaniques, électriques (connaissance des systèmes d’asservissement à variations de fréquences), hydrauliques (vérins). Il repère les éléments défectueux et procède à leur remplacement. Il consigne les informations nécessaires sur les rapports de suivi d’interventions. En contact avec le public, le technicien donne une image positive de lui-même (il représente l’entreprise) et sait faire preuve de diplomatie. L’activité s’exerce notamment le soir, la nuit, les week-ends et jours fériés. L’astreinte est une pratique généralisée. L’activité peut s’effectuer à proximité du vide (sujets au vertige s’abstenir), impliquer des positions inconfortables et le port de charges.
Salaire
1 500 euros net pour un technicien débutant. 1800 euros pour un technicien expérimenté.