Il y a trois ans, il commençait tout juste à toucher des platines. Aujourd’hui, il a 22 ans. « Mais ma culture musicale a débuté vers 13 ans, avec le basket. J’ai grandi dans le 91. J’ai grandi avec Diziz la Peste. Je me suis intéressé à tout ce qui tournait autour de ce monde. A la base, j’ai une culture hip-hop », explique DJ LW. Intéressé par la reprise des sons, DJ LW ne s’est pas arrêté là. Il a fouillé dans l’histoire de la musique pour comprendre son évolution, pour trouver les pépites cachées. « J’ai grandi avec la volonté de m’intéresser aux fondements. Le premier rôle du DJ, c’est de faire découvrir des sons. J’aime bien faire découvrir deux ou trois exclus par soirée. Quand on vient me demander le nom du son que je diffuse, je considère que j’ai fait mon boulot. Après il faut observer le public pour savoir si la musique plaît ou pas ».

C’est du travail
« Tout le monde peut se dire DJ, mais il y a une image à développer, un professionnalisme à montrer. C’est du travail au quotidien , beaucoup de détermination et il faut montrer de quoi on est capable ». Le bouche à oreille fait le reste et le DJ rouennais devient connu.
« En août dernier, j’ai fait mes premières dates parisiennes. Une fois par mois je mixe au Rexy club. A Paris je continue à me faire connaître. Il faut bien avoir une chose en tête : rien n’est jamais acquis ».
« Il y a plein de choses à faire, il faut juste avoir les idées », insiste le DJ qui n’en manque pas. Il a même monté une émission 0 pour
Trace TV. Il assure également des premières parties de soirées musicales aux côtés de Rohff, Jessy Matador ou Sexion d’assaut. Et l’argent dans tout ça ?
« Tant que j’en ai pour faire vivre ma famille, ça me va ».
Thierry CHION