Alain Rey, Xavier Berlande, Sylvie Marie, enseignants au lycée Robert Schuman et Jean-Marc Guérard, proviseur, prêts pour le départ !
L’histoire est un peu folle… Plantons le décor : un lycée caucriauvillais, perdu quelque part entre des monceaux de travaux et de préjugés. Seulement voilà, ledit lycée prodigue un enseignement technique parfois unique en son genre sur le territoire normand. Et qui dit unicité, dit richesse et c’est bien à cette richesse que la société Eramet a décidé de s’associer pour un projet intitulé Weda Bay Nickel.
Ce dernier est développé par PT Weda Bay Nickel (PT veut dire ProjecT), filiale majoritaire d’Eramet avec des participations de Mitsubishi Corporation et de PT Antam, entreprise indonésienne. «Ce projet vise au développement d’une mine de nickel et de cobalt ainsi que d’une usine de transformation dotée d’un procédé hydrométallurgique dans la province des Moluques nord, en Indonésie », détaille Jean-Marc Guérard, proviseur au lycée Robert Schuman.
Pour réaliser un tel projet (projet mondial avec un financement de quatre milliards d’euros), les compétences développées par les filières du lycée étaient indispensables ». Eh oui ! C’est donc le « petit » lycée havrais qui va se rendre sur place pour former tout ce petit monde.
Collaboration avec l’université du Havre, notamment
« Un premier voyage exploratoire a eu lieu en mai 2011 avec une délégation de responsables de l’Université du Havre. » Car ce projet, il faut le préciser, est le fruit d’une collaboration entre plusieurs entités (Université, Lycée Robert Schuman, Greta région havraise, Afpi et staff d’Eramet).
« En janvier, une réunion a permis d’évoquer un volet échange culturel. » Plusieurs personnalités indonésiennes ont fait également le voyage jusqu’au Havre. Le 17 juin, plusieurs enseignants et cadres de Schuman partiront à la rencontre de leurs homologues indonésiens dans le cadre d’un symposium. « Il s’agira d’évoquer le concept de “Lycée des métiers”. Concrètement, d’ici à ce qu’un Robert Schuman bis voit le jour en Indonésie, il n’y a que quelques milliers de kilomètres.
Kilomètres franchis allègrement par les uns et les autres dans un avenir proche qui s’annonce riche de bonnes nouvelles et de reconnaissance pour la formation havraise.