La mairie de Rouen a annoncé, ce matin, «s’être libérée de ses deux derniers emprunts toxiques» contractés en 2006 et 2007 auprès de la Royal Bank of Scotland.
Accompagnée dans ses démarches par un médiateur national pour les emprunts à risque des collectivités, Valérie Fourneyron, maire de Rouen a en effet signé un accord avec la banque «ayant pour objectif de réaménager et de sécuriser le contrat de prêt».
«Le taux devient maintenant fixe à 5.35%. Les options de change des contrats sont annulées… Pour information, les taux s’étaient élevés jusqu’à 26,4% (au lieu des 2,5% initiaux) et à 9,8% (contre 1,83%)», indique la Ville dans un communiqué. Ces emprunts dits «toxiques» qui représentaient, en mars 2008, environ 80% de l’encours de la dette communale.
«Nous retrouvons donc une situation rassérénée. On ne pouvait ignorer les risques majeurs que ces montages financiers faisaient courir à la collectivité. Même si tous les produits structurés sont maintenant écartés, ils auront obéré la capacité d’investissement de la Ville et par conséquent coûté cher aux Rouennaises et aux Rouennais», conclut Valérie Fourneyron.