C'est lors de la vérification d'identité des candidats au baccalauréat par les enseignants, que le fraudeur a été démasqué.
“Très heureusement, cela n’arrive pas tous les ans”, observe le directeur de cabinet du Rectorat, Pascal Marie, en évoquant ce fait de fraude au baccalauréat, qui s’est traduit par une usurpation d’identité, survenu ce matin, jeudi 21 juin, dans une salle d’examen du lycée Sacré-Coeur de Rouen.
Démasqué, il prend la fuite
Les candidats de série S étaient normalement installés pour plancher sur leur épreuve de mathématiques. La procédure normale de vérification des identités de chaque élève était suivie par les enseignants chargés de surveiller l’épreuve et c’est là que le fraudeur a été démasqué. “Les enseignants ont eu un doute sur l’identité d’un des candidats présents et ont donc regardé de plus près sa pièce d’identité. Voyant qu’il allait être démasqué, le jeune homme a pris la fuite et est allé se réfugier dans les toilettes de l’établissement, refusant de sortir” poursuit Pascal Marie.
Son compère se livre à la police
Voyant cela, le chef de centre a immédiatement alerté le Rectorat, puis les sapeurs-pompiers pour ne prendre aucun risque. “Le responsable du lycée a eu le bon réflexe et le jeune s’en est sorti sans dommage”, souligne le directeur de cabinet. Sans dommage, mais tout de même placé en garde à vue par la police. Son alter ego, âgé de 23 ans et qui passait le bac en candidat libre, s’est finalement présenté de lui-même à la police dans la journée et il a bien évidemment été, comme son compère, placé en garde à vue.
La fraude à un examen ou concours étant un délit, ils risquent un an d’emprisonnement et l’interdiction de se présenter à un examen pendant cinq ans.
Émoi dans la salle d’examen
Quant aux autres candidats, ils ont pu avoir trente minutes supplémentaires pour leur épreuve : “Tout ceci a créé un grand émoi dans la salle d’examen et a entraîné du retard pour le début de l’épreuve. Il était normal que nous accordions ce délai supplémentaire, pour que les élèves puissent passer l’épreuve dans les mêmes conditions que les autres” conclut Pascal Marie.
Isabelle Villy