Kamel Ouali et Golan Yosef, respectivement au micro et au milieu, sont venus à la rencontre de leur public
Côté Rouen : Dans une interview, vous avez dit que l’histoire de Dracula était un peu celle de Roméo et Juliette. Pourquoi ?
Kamel Ouali : Ce sont deux êtres qui ne sont pas faits pour se rencontrer. Contre toute attente, il y a un coup de foudre entre les deux le jour de leur rencontre. Ils deviennent tous les deux amoureux l’un de l’autre.
– Pourquoi avez vous choisi le thème de Dracula ?
– En fait je cherchais un univers de spectacle que je n’avais encore pas exploité. Dracula est un personnage fort. C’est un univers fantastique, ça me permet de m’éclater artistiquement, développer un univers dans lequel je ne suis jamais encore allé.
Le fait que le personnage soit tiré d’un roman m’a donné une certaine liberté de création des personnages. C’est différent des personnages historiques où on cherche à ne pas toucher aux détails pour ne pas changer le cours de l’histoire. J’ai aussi inventé des personnages qui ne sont pas dans la roman, comme Mina.
– Pourquoi avoir choisi des danseurs comme personnages principaux?
– Cela permet d’offrir une lecture différente. Ce mélange chanteurs et danseurs, personne ne l’a fait jusqu’alors. Cela leur permet d’avoir un langage différent de leurs complices et leur donne une valeur ajoutée.
– Vous pensez déjà à un après Dracula ?
– Je travaille sur différents thèmes, j’aime explorer des domaines différents, j’aime changer. Par contre je n’ai pas encore fixé mon choix final.
– Golan, Comment vous êtes-vous préparé au rôle de Dracula ?
Golan Yosef : Quand j’ai su que j’allais faire Dracula, j’ai commencé par lire le roman. J’ai été inspiré par le film de Coppola, un chef d’œuvre. Il y a une quinzaine de films sur Dracula. Je me suis documenté et j’ai créé un monde Dracula. Cela m’a permis d’avoir une base du personnage, qu’il ait une partie vécue avant que le spectacle ne commence, mais aussi pour avoir du matériel en tête avant d’entrer en scène.
J’ai ensuite travaillé la relation avec Mina, puis je me suis concentré sur le côté impulsif du vampire.
› Ven 22 juin, à 20h, et Sam 23, à 14h30 et 20h, au Zénith de la CREA. Tarifs : de 49 à 65 euros