Def O Mic, un petit artiste local qui entend bien se faire un nom.
Def o Mic, sur scène ; François Dupas, à la ville. Le jeune Havrais de 24 ans est encore surpris du succès d’estime que lui a renvoyé la toile. L’an dernier, l’intention bien ancrée de partager ses mots, il a diffusé sur le net quelques morceaux de sa création pour prendre le pouls du public. L’univers musical dans lequel il s’exprime : le rap. Il en aime le rythme tout comme l’opportunité qu’il donne à la langue française de pouvoir être bien dite. « J’ai toujours le souci de bien écrire. Même quand j’utilise de l’argot ou que j’opte pour du vulgaire, du grossier, il faut que ce soit bien dit. Une belle formule, c’est important ».
Aznavour, du rap parfait !
Def pose sa voix. Lui qui souffre de dyslexie, dit avoir trouvé dans le rap le rythme approprié pour un flux parfait. Plus besoin de contrôle, il se laisse aller. Et le petit artiste local, comme il se fait appeler, pose joies, peines, colères ou propos acerbes sur un joli phrasé musical composé en partie par son frère, Frédéric. Def O Mic, c’est aussi une histoire de famille. On lui demande quelles sont ses inspirations musicales ? François cite, dans un même élan et à niveau égal, Zack de la Rocka (chanteur de Rage against the machine), Oxmo Puccino, Fonky Family mais aussi Renaud et… Aznavour. « Un morceau comme Emmenez-moi, c’est du fast style parfait », sourit-il. Def a lui aussi trouvé sa tonalité. « Mon rap, c’est finalement de la variété française populaire aussi, au sens noble du terme évidemment ». Depuis plusieurs semaines, il s’enferme dans le tout nouveau studio de Mickaël Mayeu, le Studio des Docks, pour permettre l’enregistrement de 13 nouveaux morceaux et une sortie d’album en décembre prochain. Mais pour ne pas trop laisser dans l’attente ses aficionados – l’enregistrement de l’album a été différé d’un an – Def programme la découverte de plusieurs titres et d’un ou deux clips sur le net au tout début du mois de juillet. Allez, ce n’est plus qu’une toute petite histoire de patience !
Karine Lebrun