La Part des anges de Ken Loach
Une comédie britannique par le pape du cinéma social, Ken Loach.
On ne dirait pas comme ça, quand on voit ses films, mais Ken Loach sait jouer la carte de la comédie. «La Part des anges», ce sont les (més)aventures de quatre jeunes, condamnés à des travaux d’intérêt général, et qui s’offrent une reconversion aussi inattendue qu’inespérée. Parmi eux, un jeune père, Robbie, à travers qui Ken Loach aborde le thème de la délinquance, à travers une poignée de scènes particulièrement dures, surtout au début. Le cinéaste nous met pourtant en empathie avec son héros, augmentant ainsi la puissance du happy end qu’il nous réserve. « La Part des anges », reparti du dernier Festival de Cannes avec le Prix du Jury, n’est pas non plus hilarant à s’en fêler une côte. Mais il démontre que la fibre sociale de Ken Loach est toujours intacte.
Au Sirius, 99 avenue Foch. Film en VOST : 14h, 16h15, 18h30, 20h45.
Barbara de Christian Petzold
Un autre regard sur l'Allemagne de l'Est des années 80.
Récompensé par un prix de la mise en scène au dernier festival de Berlin, « Barbara « est le dernier film de l’Allemand Christian Petzold auquel on doit « Contrôle d’identité », sorti en France, en 2002. Le réalisateur porte ici un nouveau regard sur l’Allemagne communiste des années 80. Après « La vie des autres » de Florian Henckel Von Donnersmarck et « Goodbye Lenin » de Wolfgang Becker, voici une nouvelle variation sur une période qui a marqué le pa. « Barbara » est un film simple et épuré qui raconte l’histoire d’une jeune femme mutée, dans une petite clinique de Berlin, après avoir été soupçonnée de vouloir fuir à l’Ouest. On lui attribue un petit logement où régulièrement elle reçoit la visite de deux agents de la Stasi qui lui font subir fouille au corps et de son appartement. Petzold raconte la trajectoire d’une femme traquée par le système et qui peine à retrouver confiance en l’homme. Interprétée à l’écran par la magnifique Nina Hoss, la jeune Barbara trouble son entourage par son mutisme et sa résistance. Incarnation des héros du quotidien, Barbara se révèle au fil du film. Les liens noués en RDA seront-ils plus fort que le désir de l’Ouest ?
Au Sirius, 99 avenue Foch. Film en VOST : mer, ven, dim, mar 15h45.