(fil-fax 14/07/12)
Le futur palais des congrès de Rouen ouvrira ses portes en juin 2016 si rien ne vient perturber le calendrier établi par son maître d’ouvrage la Matmut, a indiqué jeudi son PDG, Daniel Havis, lors d’une conférence de presse.
Le projet avait été ébauché en 2011 par l’annonce inattendue à l’époque, d’une reprise par la Matmut des bâtiments de l’ancienne école normale d’institutrices située à mi-pente de la route de Neufchâtel qui conduit vers les plateaux nord de Rouen. Depuis plusieurs années le Département de la Seine-Maritime, tentait de trouver une destination à en ensemble dans le plus pur style architectural de la fin du XIXème. Forte déclivité de la parcelle de 18.000 m2 (8 mètres entre le haut et le bas) enserrée dans un tissu de maisons de ville. L’ensemble domine la ville basse avec la cathédrale, la boucle de la Seine, offrant un panorama exceptionnel. Il est situé sur le tracé de la ligne 7 de bus et de la future ligne à haut niveau de service “Nord Sud“ de type TEOR, à 20 minutes à pied du centre et de la gare de Rouen Rive droite.
Venu “pour voir“, le PDG de la mutuelle d’assurances dont le siège est à Rouen, a conçu l’idée d’y construire le Palais des congrès qui manque cruellement à Rouen. Autour du bâtiment central d’origine qui est conservé seront réalisés un amphithéâtre de 800 places, un hôtel de 100 chambres (de niveau 4 étoiles), un restaurant gastronomique, un spa. Une opération estimée pour l’instant à 80 M€ que la Matmut va intégralement financer, « sans subvention publique ».
« Un investissement immobilier de long terme, courant pour une mutuelle d’assurances », rassure Daniel Havis. La Matmut n’en n’est pas à ses premières opérations. « Nous sommes très attachés à développer le territoire où se situe notre siège, explique-t-il. Nous avons là l’occasion de renforcer l’attractivité de la ville, de développer de nouvelles activités économiques, de préserver un patrimoine en grand danger ».
Le projet a été confié à une équipe formée par Jean-Michel Wilmotte (déjà auteur à Rouen de la réhabilitation de l’Hôtel Dieu en préfecture) avec le cabinet Artefact. L’ensemble est actuellement hétérogène, pollué par de nombreux ajouts. « Nous allons recadrer l’ensemble », détaille Daniel Havis en assurant que tout ce qui pourra être conservé de ce qui a fait la solennité du lieu (la bibliothèque, l’amphithéâtre, le volume des salles de classe…), sera réhabilité.
Un lieu “utile et ouvert“
Ce palais des congrès a vocation à répondre au constat de carence observé depuis plusieurs décennies à Rouen, en intégrant sur un même lieu toutes les prestations exigées par les colloques et conventions. « On ne crée pas la surabondance de l’offre à Rouen, analyse Daniel Havis, car ça manque dans la panoplie des équipements de l’agglomération ». Il ne sera pas pour autant coupé de la ville et de ses riverains puisque le site leur sera ouvert avec ses espaces verts, la possibilité de venir y prendre un verre. Le parking enterré de 400 places sera accessible à des habitants du quartier.
Le planning prévoit le dépôt de la demande de permis de construire en mars 2013 pour une obtention espérée en septembre. Les travaux pourraient démarrer en juin 2014 et dureraient deux ans.
