Le calme sur les hauteurs du Nagorny Karabakh est trompeur car le conflit gelé il y a près de 20 ans dans cette région du Caucase que se disputent l’Azerbaïdjan et l’Arménie et dont les habitants élisent jeudi leur nouveau dirigeant, est une bombe à retardement. Seul le vent se fait entendre dans les champs de blé le long de la ligne de front, mais les soldats déployés dans le village de Mardakert savent bien que des tirs peuvent retentir à tout moment près de cette enclave séparatiste située en Azerbaïdjan, mais peuplée majoritairement d’Arméniens.