Depuis le début de la révolution en Syrie il y a seize mois, le Liban officiel a suivi une stricte politique de neutralité tant les partis libanais redoutent un débordement chez eux de la guerre civile syrienne. Cette politique de «Naé bel nafess» (littéralement «distanciation») est consensuelle, tant les partis libanais redoutent un débordement chez eux de la guerre civile syrienne. Bien que soutenu par une très étroite majorité parlementaire prosyrienne (faite principalement de l’alliance contre-nature entre le Hezbollah chiite et le mouvement chrétien aouniste), le premier ministre Nagib Mikati ne s’est pas, à la différence des députés de sa majorité, rendu personnellement à l’ambassade de Syrie pour exprimer ses condoléances après l’attentat de Damas du 18 juillet, ayant notamment coûté la vie au beau-frère du président Assad. Il s’est contenté de passer un coup de téléphone à l’ambassadeur. Le strict minimum.