Mohamed Fellag incarne un "Monsieur Lazhar" plein d'une touchante humanité.
Le sujet est grave, voire même douloureux. Pourtant, on se laisse porter tout en douceur dans ce film de Philippe Falardeau, écrit et réalisé d’après la pièce d’Evelyne de la Chenelière. Le jeu des acteurs sonne si juste, qu’on a l’impression d’être avec eux, à leurs côtés et qu’on participe à leur réflexion.
Une histoire aux multiples résonnances
L’histoire se passe dans une école, à Montréal et narre l’histoire d’un immigré algérien embauché pour remplacer une enseignante disparue subitement. Un film qui aborde des sujets multiples : la mort, le deuil, la violence, l’intégration, le choc des cultures et l’incompréhension qu’il peut générer, mais aussi le rapport entre les êtres et leur faculté à communiquer entre eux en faisant l’apprentissage de la tolérance. Un film aux résonnances multiples en somme, dans lequel on plonge sans hésiter, happé que l’on est par les enfants et leurs répliques, distillées avec ce savoureux et délicieux accent de la Belle Province.
Des prestations rehaussées par celle de Mohamed Fellag, qui interprète Bachir Lazhar avec une touchante humanité et dont le drame personnel participe à la gravité du propos. «J’ai fait beaucoup de recherches pour que le drame que vit Bachir soit vraisemblable. Je suis allé à Alger pour voir d’où Bachir venait, pourquoi il aurait quitté son pays, à quoi pouvait ressembler la vie d’un fonctionnaire là-bas» confirme Philippe Falardeau.
• Avant-première, jeudi 30 août à 20h, cinémas UGC Ciné Cité de Saint-Sever. Sortie le 5 septembre.
Isabelle VILLY
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