Murphy blues

Fait de
société :Murphy et sa loi

La loi de
l’emmerditude absolue !


Si vous ne connaissez pas la loi de Murphy, il est temps d’en prendre connaissance. Si vous êtes un poissard, que vous ayez un manque de chance frisant la maladie, cet article trouvé sur internet
est pour vous :

 

Les Lois de
Murphy

Lasciate ogni speranza,
voi ch’entrate !

Vous qui entrez, perdez tout espoir.
(Dante, La Divine Comédie)

Aussi connue comme
Loi de l’Emmerdement Maximum, ou
Loi de la tartine beurrée, la Loi de Murphy est, avec le chaos,
la relativité, et la mécanique quantique, une des plus grandes découvertes du siècle (rien que ça).

L’évidence de cette loi et de ses dérivés, qui ne nécessitent aucune démonstration (laquelle est d’ailleurs impossible, voir plus loin), et dont chacun a pu savourer la douloureuse véracité tout
au long de son existence, aurait dû assurer l’immortalité à son auteur. Hélas il fut victime de sa propre loi, très peu de gens le connaissent.

Depuis son premier énoncé vers 1949 par Edward A. Murphy Jr., capitaine de l’US Air Force, la Loi a engendré une flopée de lois dérivées, corollaires et variations, d’auteurs pas forcément
toujours identifiés. De toute façon, de traduction approximative en copie infidèle, de téléphone arabe en détournement délibéré, d’application abusive en généralisation délirante, certaines n’ont
plus grand rapport avec leur énoncé original. D’autres lois étaient aussi découvertes depuis des temps immémoriaux, mais il manquait une théorie cadre pour leur donner toute leur douloureuse
signification.

http://www.courtois.cc/murphy/murphy.html

 

version habituelle :

S’il existe deux ou plusieurs manières de faire quelque chose
et que l’une de ces manières est susceptible de se solder par une catastrophe,
on peut être certain que quelqu’un se débrouillera pour la choisir.

Capt. Edward A.Murphy Jr.,
Edwards Air Force Base, 1949

 

Français (Loi de
Murphy) :

Si quelque chose peut mal tourner, alors ça tournera mal.

Français du sud
:

Putaingue, cong si c’teu maîrde a veut pas marché, hé bin elle ne marechera pas boudiou de dieu.

Français vulgaire
:

Putain de merde de saloperie de merde quand ça veut pas ça veut pas. Et jamais ça veut !

Patois
picard :

Chi tou y peu quer’, aleur tou y va quer (ou : tou y va tcheur)
Chi a’n sé ko y peu quer, aleur tou y va quer
Chi y a un peu d’bren ichi ou là, teu peu êt chûr qu’y n’d’aura tou partout.

Patois bougnat
:

Si tü charche l’empeità, tu veu cant t’entarnüjâ.

Ariégeois
:

Si c’t merdouille elle veut pas, elle ne changera pas d’avis, sauf pour pire !

Francique (*)
:

Egal woas de marchs, d’hascht immer de Kaes

(*) Le
francique est une langue très ancienne, et qui n’a rien à voir avec son cousin l’Allémanique, plus connu sous le nom « d’Alsacien ». Francique est le terme linguistique,
les gens qui le parlent ne parlent que « le patois ».
Le Francique est parlé dans toute la moitié est de la Moselle (57), en Sarre frontalière et même au Luxembourg. Le Francique est bien antérieur au Français, et évidemment à l’Allemand, et
sa consonnance avec l’Alsacien est le résultat d’une proximité géographique qui a arrasé les discontinuités entre les deux langues (dixit Hervé Gross).

Québécois
:
Si y’a de quoi qui peux te petter dans face, ben ça va arriver !

Québécois
(Lac
St-Jean) :

Estie de tabarnak, si quek chose décrisse toutte, ben calisse y s’adonne pour resoudre, cibouère !!!
ou :
Bah si ya de quoi qui as a fouérrer, ben tu peut être sur que sa va chier ste cochonnerie la !!

Québécois beauceron
:

Si yà d’qûoi qui peut chier, bah cré moé qu’ça vâ chier

Argot québécois
:

Ciboire !!! Savait bin osti qu’sa marcherait pas moé christ….

Berrichon
:

C’te chevriotte veu mal tourné et ben vîndiouuuu tu peut ti en ete sûr qu’ça march’ra pas !

« Javanais »
:

Savi quavelquave chavose paveut maval tavournaver, avalavors çava tavournaverava maval.

Verlan
:

Ah oué téma, si y’a un quetru qui peut tipar en yecoui, et béh niksamèr obligé té sûr que ça va tipar en yeuq.

Louchebem (Langue des
bouchers) :

Lissem lelquechosemic leupem lalmic lournetem lalormic lassem lourneratem lalmic.

Schtroumpf
:

Si quelque schtroumpf peut schtroumpfer mal, alors il schtroumpfera.

Créole mauricien
:

Si ène z’affaire bizin dans baisé, li pou dans baizé.

Créole guadeloupéen
:

Si on bitin pé aï mal, i ké aï mal.

Créole réunionnais
:

Si na ène ti guin i pé baiser, alors li sa gagne baiser.
ou :
Si na un ène chose lé mol, li sa gagne plus mol mêm.

Créole
guyanais
:
Si en bet pa bon eh ben y pé ké jin bon !

Créole martiniquais
:

Si an bagay pé alé mal, i ké alé mal

Wallon
:

Si y niè yauc qui nû dwè ni zallè, alôr ca nû vèrrè ni.

Wallon liégeois
:

S’i’n’a è’ne saquî qui n’deu nin mârtchi, è’n mârtch’rè nîn.

Wallon de Charleroi
:

Si y’a une sakwè qui n’deu nin d’aller, bin ça n’dira nin.

 

Courage à tous, il parait
que le lundi, c’est encore pire !

Rassurez-vous, vous ne
serez jamais aussi poissard que votre rédactrice, même un bon bain de merde ne pourrait pas inverser la tendance… Faut prendre son malheur en patience et savoir en sourire !

Bonne Semaine !

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