Aujourd’hui ils étaient plus de 850 000 enseignants à faire leur rentrée avant d’accueillir demain plus 1200000 élèves. Madame le recteur, Florence Robinne, m’avait convié avec Pierrette Canu, conseillère générale du canton, et Bernard Léger, président du syndicat du collège, à la rencontre des enseignants du collège Flaubert de Duclair. Le principal du collège avait prévu une discussion autour de la lettre de Vincent Peillon adressée à l’ensemble de la communauté éducative. Un échange riche et vivant s’est organisé autour de l’ambition de “refonder l’école” portée par le nouveau Ministre de l’Education nationale. Pédagogie, orientation, moyens, effectif par classe, rythme scolaire, collège unique, lien avec l’ecole primaire, le socle commun, les dotations horaires, les évaluations, la crise du recrutement, la formation des enseignants, la place des parents, le suivi psychologique des enfants en difficulté, la lutte contre le décrochage scolaire, la place des parents, le rôle des collectivités locales… Pendant plus d’une heure Madame le recteur a répondu patiemment à toutes les questions sans tabou avec beaucoup de franchise. Il est vrai qu’elle présidera l’un des ateliers prévus dans le cadre de la grande concertation qui doit aboutir à la future loi d’orientation et de programmation débattue à l’automne au parlement. J’ai apprécié l’exercice qui soulève certes beaucoup d’attentes et sans doute des impatiences mais qui respecte les enseignants quelque peu malmenés ces derniers temps. Les créations de postes votées cet été à l’assemblée ont permis de parer au plus urgent. Elles vont dans le bon sens. Mais il faudra du temps pour corriger les dix dernières années qui ont vu la suppression de plus de 80000 emplois dans l’éducation nationale et l’abandon de la formation des maîtres. Cette rencontre m’a conforte dans l’idée que les enseignants sont conscients des enjeux et des réalités. La refondation de l’école passe forcément par leur mobilisation. Et mobilisation rime avec considération.