Le retraité rouennais de 71 ans, arrêté à La Baule il y a deux semaines (voir Côté Rouen n°69) pour de nombreux vols dans des magasins, a été condamné à 3 000 € d’amende dont 1 000 avec sursis par tribunal correctionnel local.
Le couple rouenno-havrais-avec son petit chien- qui a défrayé la chronique (voir Côté Rouen n°69) à la suite de ses nombreux vols à la braderie de La Baule du 16 au 18 août, est apparu bien pâlichon mardi dernier à l’audience.
Le couple rouenno-havrais-avec son petit chien- qui a défrayé la chronique (voir Côté Rouen n°69) à la suite de ses nombreux vols à la braderie de La Baule du 16 au 18 août, est apparu bien pâlichon mardi dernier à l’audience.
Après avoir passé 20 années ensemble, les prévenus se sont séparés voilà deux ans… mais se sont néanmoins retrouvés le mois dernier dans un hôtel baulois. Leurs casiers judiciaires sont vierges. Elle, 61 ans, ancienne commerçante du Havre désormais installée à Aix-en-Provence, petite, toute vêtue de noir, a pleuré pendant presque toute l’audience.
Souffrant de troubles lourds pour lesquelles elle est soignée, elle n’aurait fait que “subir”. Lui, 71 ans, retraité à Rouen, assume tout et explique ses agissements par une “très forte dépression due en partie à la très grave maladie dont est atteint son fils”.
Pour donner… ou pour vendre ?
Mais ces réponses ne sont pas suffisantes à l’égard des juges. Quelque 200 articles dérobés en 48 h dans 24 magasins de l’avenue De Gaulle et des boutiques du casino, pour un montant de 25 887, 74 €, cela demande un peu plus d’explications… D’autant qu’une vidéo prise dans un magasin montre Madame (un aimant dans son sac) sélectionnant les articles et Monsieur les dissimulant sous sa veste pliée sur son bras.
Les draps d’hôtel volés
Un mode opératoire bien rôdé”, n’hésitera pas à dire Natacha Rateau, procureure de la République. Polos, chemises, robes, tee-shirts, peluches, de toutes tailles et de toutes couleurs, étaient ensuite rangés dans des valises stockées dans un véhicule de location garé un peu plus loin. “Quelle était leur destination ?” interroge le président. “Je ne sais, je pense que j’en aurais donné, j’en aurais sans doute vendu… répond évasivement le septuagénaire. Même dans leur chambre d’hôtel, lors de la perquisition, les enquêteurs ont trouvé une paire de draps volée… Le président Le Ninivin n’en revient pas : “Huit pages, je n’ai jamais vu une citation aussi longue !”
Le tribunal a suivi les réquisitions de la procureure : 3 000 € d’amende dont 1 000 avec sursis pour lui et 500 € pour elle. Sachant que tous les vêtements ont été restitués à leurs propriétaires.
C.L.