Alain Le Vern défend l'idée de la mise en place de trains qui, sur le plan de la vitesse, seraient entre celles des Corails et du TGV, et abordables fiancièrement pour l'usager
Lors du déjeuner presse organisé à l’hôtel de Région, jeudi dernier, Alain Le Vern est revenu sur le dossier des liaisons ferroviaires entre la Haute-Normandie et Paris. Un dossier qu’il abordait avec beaucoup de sérénité quelques jours après un entretien avec les ministres et le 4 septembre dernier, avec Frédéric Cuvillier, ministre délégué chargé des transports, de la mer et de la pêche.
” Loin des effets d’annonce et des promesses électoralistes passés, le nouveau gouvernement a fait preuve de responsabilité en annonçant une hiérarchisation indispensable des orientations du schéma national d’infrastructures de transport (SNIT) (…) Avec l’actuel gouvernement, les élus de la majorité travaillent pour mettre en place une liaison fiable “, se félicitait le président de Région.
L’objectif conjoint de la Haute, la Basse Normandie et l’Ile de France est maintenant de voir se concrétiser des travaux qui “ permettront à tous les Normands de rejoindre rapidement la capitale “. La priorité des priorités est de s’attaquer au problème de désengorgement du trafic par un doublement des voies dans le Mantois et par la construction de la nouvelle gare à Rouen.
La NLPN n’est pas au chapitre des priorités
La NLPN (Nouvelle Ligne Paris-Normandie) est maintenant enterrée ? Alain Le Vern tempère le propos en déclarant : ” Si le projet de NLPN dans sa globalité doit demeurer à l’étude, nous devons en effet avancer sur les priorités sans attendre “. On comprend que la NLPN n’en fait pas partie (de ces priorités). La Région préfère creuser la piste de la liaison à haute-performance, inédite à ce jour, qui permettrait de faire circuler les trains à des vitesses comprises entre celles des Corails et des TGV, c’est-à-dire de l’ordre de 250 km/h avec des tarifs restant abordables pour les usagers.