Wax Tailor sera au 106, à Rouen, le 23 octobre

Wax Tailor par Hadrien Denoyelle

Wax Tailor par Hadrien Denoyelle


Wax Tailor par Hadrien Denoyelle

Côté Rouen : L’idée de faire cet album remonte, lit-on, à 2006 ?
Wax Tailor :
Elle avait germé bien avant ça, mais la première fois que je me suis frotté à l’idée de le faire, c’était en 2006.
Au moment du second album, je voulais en faire un qui soit conceptuel. J’ai remis la question à plus tard et le projet que j’avais gardé dans un coin de ma tête à mûri. A la fin de la tournée du précédent album, il est revenu à la surface comme une réelle évidence.

– Comment s’est décomposé votre travail ?
Deux choses ont émergé. L’histoire : un thème, l’envie de travailler sur le pouvoir des vocations des musiques, la façon dont elles font voyager. La musique a cette force en commun avec la littérature. Si tu veux en faire la démonstration, tu fais une musique qui a une force d’évocation et après tu fais ton histoire.
2011 fut l’année du studio. Après quelques mois en studio, tu te dis que tu as peut-être fait n’importe quoi, et l’idée émerge d’un coup, de façon spontanée.
J’ai écrit les grandes lignes de l’histoire, du texte, en commençant par la fin d’ailleurs. Ensuite, je suis parti à New-York pour faire un gros travail autour de l’histoire, avec Sara Genn, puis en faisant relire les textes à différentes personnes. Le conte et son écriture répondent à des codes précis. Je voulais qu’un anglophone puisse retrouver ces codes, et cette idée me travaillait beaucoup. Je n’avais pas d’ambition littéraire, mais quand les gens qui te lisent te disent que c’est bien, c’est quand même cheap.
La troisième phase de ce travail fut l’enregistrement avec les invités et les narrateurs.

– Une grande brochette d’invités d’ailleurs, ce n’est pas difficile de réunir autant de monde ?
Certains invités sont plus faciles que d’autres à réunir, c’est un travail un peu familial.
Quand tu vois sur des albums que X ou Y y participe, tu te demandes si ce n’est pas un cache-misère.
En ce qui concerne mes invités, je les considère comme des acteurs, ils ont un rôle à jouer, et c’est toujours la musique qui guide tout. Je leurs dis «Voilà l’idée, voilà comment je vois la chose». Après, les artistes peuvent refuser. S’ils le font, c’est que ça ne devait pas se faire. Au final, il ne reste que ce qui devait se faire.

 

Propos recueillis par Thierry CHION

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