Dimanche dernier sur TF1, le Président de la République a lancé la bataille de l’emploi.
Le gouvernement n’a pas tardé à prendre le taureau par les cornes puisque dès ce premier jour de rentrée à l’Assemblée, nous avons débattu du projet de loi sur les emplois d’avenir. Dans l’hémicycle, Michel Sapin, le ministre du Travail, et mon ami Jean-Marc Germain, député des Hauts-de-Seine et rapporteur du texte ont fait preuve d’une grande force de conviction à la hauteur de l’urgence sociale.
Pourquoi y a-t-il urgence ? Ces nouveaux contrats aidés sont une réponse à une terrible réalité : 500 000 jeunes en France sont sans emploi ni formation. C’est un double-échec, économique et éducatif.
Les publics concernés : ce sont les plus fragiles, les jeunes des Zones Urbaines Sensibles (ZUS) et des territoires ruraux. Ils concerneront aussi des jeunes en difficulté d’insertion, ayant poursuivi leurs études jusqu’au CAP ou BEP ou jusqu’au baccalauréat dans certains quartiers, ainsi que des travailleurs handicapés en difficulté et peu qualifiés âgés de moins de 30 ans. Ce sont eux que le gouvernement veut aider à travers ce projet, ces jeunes gens qui trop souvent sont exclus du marché de l’emploi, du contrat social et du futur.
Concrètement, les emplois d’avenir seront pour l’essentiel créés dans les secteurs des associations, des collectivités locales et de l’économie sociale et solidaire. Ouvert aux entreprises privées, le dispositif sera également décliné dans les écoles, collèges et lycées.
L’objectif est de lancer dès janvier 2013, voire avant si possible, 100 000 premiers contrats, puis 50 000 supplémentaires en 2014. A terme et au rythme de sa montée en puissance, ce dispositif coûtera 2,3 milliards d’euros pour les trois années qui viennent, 500 millions pour l’an prochain puis 1,5 milliard par an. Ils seront financés notamment grâce au redéploiement des exonérations sur les heures supplémentaires.
