Cet après-midi en ouvrant les journées parlementaires de mon groupe à Dijon, François Rebsamen citait un adage bourguignon : quand on parle climat les gens regardent le ciel, en Bourgogne quand on évoque le temps on regarde la terre. Simple bon sens ou message subliminal? Dans leurs interventions les ministres se sont succédés pour rappeler leur feuille de route, tracer des perspectives et surtout indiquer concrètement les actions déjà réalisées ou en cours de discussion au Parlement. Comme l’a rappelé Bruno Leroux, le président du groupe, d’ici la fin de l’année ce seront pas moins de vingt engagements de François Hollande qui auront été tenus. Vingt sur soixante en moins de six moins, c’est déjà pas mal. Dans un conteste économique morose. Surtout après dix ans de gouvernement de droite caractérisés par des destructions massives d’emplois, notamment dans l’éducation nationale, ou encore par des injustices en matière fiscale. Vouloir le redressement du pays, ouvrir la voie au changement, commandent d’avoir les pieds sur terre. On ne peut pas ignorer les difficultés. Difficultés que vivent des habitants. Difficultés qui freinent les volontés réformatrices. Pour autant, avoir les pieds sur terre n’empêche pas de fixer un cap. C’est chose faite.