Au Havre, l’école Maurice Bouchor est toute de rouge vêtue.

Visible de loin, l’imposant bâtiment interpelle.

Visible de loin, l’imposant bâtiment interpelle.


A u début du XXe siècle, Le Havre connaît une croissance importante dans ses différents quartiers. Les hauteurs de Graville ne font pas exception et il est alors urgent de pallier le manque d’infrastructures, en particulier des écoles. La construction du groupe scolaire est décidée le 29 novembre 1922. Trois écoles verront ainsi le jour : une école maternelle, une école de filles et une autre de garçons. Les travaux s’achèvent en 1926.

La brique rouge a été le matériau principal utilisé pour la construction de l’établissement.

La brique rouge a été le matériau principal utilisé pour la construction de l’établissement.


La construction du groupe scolaire de Frileuse donne l’opportunité d’embellir la cité-jardin d’Aplemont. Les dépenses totales reviendront environ à trois millions de francs. Il faut reconnaître que pour l’époque, le bâtiment est plutôt moderne. Tout s’organise autour d’une cour intérieure centrale. Une autre cour a été ajoutée afin de distinguer l’entrée des écoliers du primaire.

Aujourd’hui encore, les enfants se retrouvent, le temps de la récréation, dans la cour de l’école primaire.

Aujourd’hui encore, les enfants se retrouvent, le temps de la récréation, dans la cour de l’école primaire.


Victime de la Seconde guerre mondiale, l’école fut reconstruite et agrandie durant la décennie 1950-1960. Malgré les changements, elle a gardé son charme originel et aurait même conservé au sein de ses murs quelques traces intéressantes comme des inscriptions gothiques datant de l’occupation allemande.

Des archives Bouchor retrouvées

Le 29 janvier 1938, le groupe scolaire de Frileuse est, par décision municipale, nommé « Maurice Bouchor », du nom de l’homme de lettres qui a longtemps servi de référence poétique aux écoliers. L’influence parfois trop religieuse de ses poèmes a fait l’objet de polémiques au sein de l’école laïque. Toutefois, malgré ce parti-pris religieux, Bouchor a beaucoup sillonné la France à la rencontre des enfants. Il publia même trois recueils de Chants populaires entre 1895 et 1907. Il viendra aussi au Havre, dans l’école qui porte aujourd’hui son nom. Pour l’anecdote, on y a même retrouvé plusieurs de ses archives personnelles (jugées perdues) au début des années 2000, pendant les travaux de rénovation de l’école. Heureuse coïncidence, non ?

Le quartier reconstruit contraste avec l’architecte de l’école datant du début du siècle.

Le quartier reconstruit contraste avec l’architecte de l’école datant du début du siècle.


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