Encore un effort : racisme anti-blanc + préférence nationale, et la fusion sera proche…

(source le blog du Monde  : Droites extremes)

Comment l’extrême droite a fait du « racisme anti-blanc » une arme politique

Dans son Manifeste pour une droite décomplexée, Jean-François Copé entend briser le tabou du racisme anti-blanc , notamment s’agissant des banlieues.

Jusqu’à présent, l’utilisation politique du concept de racisme anti-blanc était l’apanage quasi exclusif de l’extrême droite.

Ainsi, le FN en a fait depuis plusieurs années l’un de ses thèmes, sans que cela soit le coeur du réacteur de son programme.

Discréditer les anti-racistes

Marine Le Pen utilise souvent la notion de racisme antiblanc pour discréditer la lutte des associations antiracistes, au premier rang desquels SOS Racisme à qui elle reproche de n’avoir jamais intenté d’action sur cette base. Au mois de mai, la présidente du FN déclarait encore à propos de Christiane Taubira et du gouvernement socialiste : [Mme Taubira] est totalement incapable de lutter contre le racisme anti-blanc. Le PS est incapable de lutter contre le racisme anti-blanc tout simplement parce qu’il le nie. De la même manière je ne crois pas que l’UMP était capable de lutter contre l’explosion du racisme anti-français et du racisme anti-blanc qui fait des ravages dans les banlieues.

Dans son programme présidentiel pour 2012, Marine Le Pen retient le seul racisme anti-Français , (et non le racisme anti-blanc ), pour lequel elle souhaite l’établissement d’une circonstance aggravante lorsqu’il motive les crimes ou délits .

En 2003, son père, Jean-Marie Le Pen, avait lui estimé sur RMC qu’il y avait un racisme important dont on ne parle pas, celui du racisme anti-blanc dont sont victimes les Français de souche .

Racisme anti-blanc accolé à Français de souche : celui qui est, à l’époque, président du FN en exercice, pioche, à ce moment, dans le vocabulaire d’une famille précise de l’extrême droite, celle du courant identitaire.

L’influence du courant identitaire

Dès 2003, en effet, les Jeunesses identitaires font de la dénonciation du racisme anti-blanc l’un de leur tout principaux thèmes. Il s’agit, certes, comme le fait le FN, de démonétiser les associations antiracistes. Mais s’y ajoute une autre dimension moins tactique et plus idéologique. Très influencés par la Nouvelle Droite des années 80 et par les écrits sur une supposée guerre raciale d’un Guillaume Faye ou d’un Jean-Yves Le Gallou, les Identitaires estiment que les Européens blancs sont menacés par une immigration invasion dans un mouvement de substitution des populations sur le Vieux continent. Dans ce contexte, ils deviennent les nouveaux colonisés , et donc la minorité opprimée à défendre.

Euphémisation syntaxique

Le racisme anti- blanc permet aux Identitaires de tenir un discours racialiste blanc non explicite et suggéré, non passible de poursuites. Ils utilisent une stratégie d’euphémisation syntaxique afin de légitimer des conceptions jusque-là considérées comme extrémistes , expliquent Stéphane François et Yannick Cahuzac, respectivement politologue et sociologue spécialisés sur l’extrême droite. Il s’agit, au nom de la résistance au racisme anti-blanc de mener une lutte pour la défense de l’identité blanche , explique encore Stéphane François. Il s’agit enfin de démontrer que toute société multiculturelle est vouée à l’échec.

Les Identitaires feront d’ailleurs, à plusieurs reprises, des campagnes nationales d’autocollants sur ce thème. Et se féliciteront publiquement de l’appel contre les ratonnades anti-Blancs lancé en mars 2005 par des personnalités comme Alain Finkielkraut, Bernard Kouchner ou Jacques Julliard, suite aux violences commises lors de manifestations lycéennes. C’est encore au nom de la dénonciation du ‘racisme anti-blanc que les identitaires mèneront des actions contre le groupe de rap Sniper. L’Agrif, ou Alliance générale contre le racisme et pour le respect de l’identité française et chrétienne, présidée par Bernard Antony s’y associera par un curieux raccourci historique. L’Agrif avait en effet tenté de diffuser la notion, avec moins de succès que le Bloc identitaire.

Jeudi, le président du Bloc identitaire, Fabrice Robert, s’est réjoui sur Twitter de la dernière sortie du secrétaire général de l’UMP : Copé dénonce l’existence d’un #RacismeAntiBlanc. La stratégie d’influence des #Identitaires porte ses fruits.

33e Rencontre Notariale

Le Jeudi 11 octobre 2012, de 17h à 21h à la Maison du Notariat, 39 rue du Champ des Oiseaux (métro Gare), les notaires assureront des consultations anonymes, gratuites et sans rendez-vous à l’occasion des Rencontres Notariales. »Esprit de famille »…

BOLBEC.Les questions de l’eau ont été au cœur des débats du conseil municipal, QUI VA PAYER?

Céline Brulin 2Céline Brulin a crevé l’abcès de silence autour de la crise de l’eau. Au nom de l’information aux citoyens

C’est Céline Brulin (PCF) qui allumait la véritable mèche de ce conseil, à l’issue des délibérations du jour, toutes votées à l’unanimité.
La crise de l’eau règne dans les esprits depuis le 23 juillet dernier, tant à Bolbec qu’à Gruchet, mais aussi dans beaucoup de communes alentours, y compris Lillebonne. La veille, le conseil communautaire avait éludé la question, reportant ses informations à une réunion des maires, non publique.

Qui va payer ?

Dominique Métot ne se dérobait pas devant son propre conseil : aux questions posées par Céline Brulin, dont une demande à l’ARS d’une étude épidémiologique dans la région, le maire de Bolbec avouait être d’accord sur beaucoup de points avec sa rivale en politique : « Aujourd’hui, 11 000 personnes sont encore impactées à Bolbec et autour de Bolbec par cette pollution de l’eau. De nouvelles analyses ont été faites sur les captages. Le captage de Saint-Simon est lui aussi pollué. Mais surtout, après plus d’un mois et 1,5 million d’euros de travaux chez Oril, on s’aperçoit que ces captages sont restés pollués avec le même taux, 1 200 ng par litre, qu’au mois de juillet. Ce qui veut dire que les terres sont souillées. Des analyses des sols ont été demandées à Oril et à une autre entreprise. Ce qu’il faut savoir, c’est que la morpholine, à l’origine de la pollution, a été utilisée pendant des années par Oril, mais aussi par d’autres entreprises dont certaines ont disparu depuis. »
Jean-Claude Brubion (DVG), louait la gestion de la crise par la CVS, soulignant quand même que le service rendu aujourd’hui aux sinistrés n’est évidemment pas le même (les usagers doivent aller chercher leur eau à heures et jours fixes) et s’inquiétait de savoir si ce serait également aux usagers de payer cette crise, via les subventions des conseils général, régional ou de la CVS.

« L’interconnection avec le captage de Radicatel (NDLR : qui doit dans le futur alimenter Bolbec et sa région en eau de consommation humaine) va prendre plusieurs mois et coûtera plus de 4,5 millions d’euros, lui répondait Dominique Métot. La CVS a déjà dépensé plusieurs millions depuis la fin juillet. Un expert judiciaire a été nommé. Il doit rendre son rapport à la CVS et aux communes. Pour le reste, la compétence médiatique est du ressort de la CVS. »
Et de louer encore la communauté de communes : « Imaginez si cette crise était arrivée du temps où l’eau était gérée par 13 syndicats différents ! Les affaires de pollution de l’eau ne datent pas d’aujourd’hui. Il y a quelques années, j’étais moi-même président d’un syndicat d’eau, et nous nous sommes aperçus que des écoulements d’eau polluée aux nitrates arrivaient jusque chez Senoble. Le syndicat a dû racheter des terres autour de l’usine pour faire barrage à ces écoulements. »

41,5 ans

C’est le nombre d’années (soit 166 trimestres) que devront cotiser les Français nés en 1956 pour obtenir une retraite à taux plein d’après un avis publié par le Conseil d’Oriention des retraites. Les personnes nées en 1956, comme celles nées e…

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