Le Front de Gauche exige le retour de Noël Levillain à la vice-présidence du conseil régional de Haute-Normandie

(fil-fax 31/10/12)

Le groupe Front de Gauche du conseil régional de Haute-Normandie a solennellement demandé mardi au président de la Région, Alain Le Vern (PS) de trouver une solution qui permette le retour d’un deuxième membre au sein de la commission permanente.

« L’éviction » du communiste Noël Levillain de la commission permanente du conseil régional le 22 octobre à la faveur du remplacement du socialiste Guillaume Bachelay, n’est pas digérée. S’il le faut, le groupe Front de Gauche saisira le Conseil d’Etat, car il estime qu’il y a matière à contentieux, assure Jean-Luc Lecomte, président du groupe. Interrogé par l’ANI, M. Le Vern a indiqué « qu’il y aura deux vice-présidents PC. Je corrigerai et reviendrai à la constitution antérieure de la commission ». Comment ? Sur ce point M. Le Vern n’en dit pas plus.

Retour sur l’étrange mic-mac de la séance du 22 octobre. La commission permanente qui est une réduction à la proportionnelle de l’assemblée régionale, comprend en Haute-Normandie, 16 membres plus le président. Jusqu’au 22 octobre, il y en avait 12 pour la majorité (8 PS, 2 FdG, 2 EELV), 3 membres du groupe Pour une Nouvelle Normandie, et un membre du FN. Guillaume Bachelay, nouveau député et depuis peu n°2 du PS, ayant démissionner de la commission, son remplacement poste pour poste par Nicolas Mayer-Rossignol ne soulevait pas d’opposition, à gauche comme à droite. Le président Le Vern a donc, dans un premier temps, fait jouer la méthode dite du consensus qui veut que si aucune demande de scrutin n’est produite dans l’heure qui suit la proposition, le remplacement est acquis.

Le coup de théâtre intervient à quelques minutes de la clôture du délai lorsque les socialistes eux-mêmes déposent une liste et demande un vote : une liste où Hélène Segura, jusqu’alors 1ère vice-présidente est rétrogradée en 3ème position et surtout d’où a disparu Bénédicte Martin, jusque là vice-présidente chargée de l’Education, en délicatesse avec la présidence.

Deuxième coup de théâtre : le groupe UPN obtient 13 voix au lieu de 12 , bénéficiant dans doute de la voix de Chrystelle Saulière qui a quitté le FN. Le groupe obtient un siège de plus à la commission permanente aux dépens du dernier de la liste de gauche… le communiste Noël Levillain, vice-président en charge des Transports. Le groupe socialiste a-t-il négligé le risque ? Bien entendu, le Front de gauche refuse officiellement d’envisager une autre hypothèse, c’est-à-dire la volonté de l’affaiblir. « Je m’étonne que personne n’ait pensé à faire fonctionner la règle à calcul », observe Noël Levillain qui ne satisfait pas de la confiance renouvelée par Alain Le Vern sous la forme d’une délégation avec «un strapontin aux côtés de la Commission permanente ».

La prochaine réunion plénière qui aura lieu le 10 décembre risque d’être tumultueuse, avec une opposition aux aguets pour fustiger les disputes au sein de la majorité.

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