(fil-fax 07/11/12)
Le tribunal de commerce de Rouen dira le 13 novembre s’il accorde un délai aux sept marques d’intérêts pour la reprise de la raffinerie Petroplus qui se sont manifestées par lettre ou en confirmation de précédentes offres. Dans l’affirmative, l’ensemble des candidats seront convoqués au tribunal le 4 décembre. L’audience de ce 6 novembre qui devait être celle de l’ultime chance, a donc une nouvelle fois, relancé le dossier. Le porte-parole de l’intersyndicale Yvon Scornet, s’en est satisfait : « Ça bien passé », a-t-il commenté à l’issue de l’audience.
Dans son communiqué, la direction de Petroplus, actuellement sous administration judiciaire, indique que la société NetOil a déposé un troisième dossier après deux premières candidatures, examinées en audience le 24 juillet et le 16 octobre derniers, sans que le tribunal ait pu les déclarer recevables. Le nouveau projet présenté est basé sur un partenariat avec un investisseur coréen, Hyundai et un contrat avec un trader, la société allemande Ascon, qui pourrait s’associer avec la société pétrolière BP pour l’approvisionnement en pétrole brut. « A ce stade, le dossier est incomplet », précise la direction, la société n’ayant pas présenté la totalité des éléments qui étayent son offre ni les autorisations administratives et agréments que doivent lui délivrer les pouvoirs publics pour qu’elle puisse exploiter la raffinerie.
Six autres sociétés ont donc déposé des lettres d’intention. Tout d’abord APG (Alafandi Petroleum Group), déjà présent lors des précédentes offres : il précise être en mesure de présenter la preuve de ses capacités financières, grâce à un accord avec une banque du Royaume-Uni et demande un délai pour finaliser son dossier. On trouve le fond souverain de Lybie LIA (Lybian Investment Autority), une société irakienne Jabs Gulf Energy Ltd., un groupe iranien, Tadbir Energy Development Group (TEDG), un consortium suisse Activapro AG, et une société suisse Terrae International SA.
Selon Yvon Scornet , « Il va falloir que le ministère active cette sorte de guichet unique et que tous les dossiers soient traités en CIDH (commission interministérielle des dépôts d’hydrocarbures) pour avoir les autorisations d’exploiter ». Il a indiqué que l’avis favorable de la CDIH octroyé à NetOil doit être renouvelé. Interrogé sur l’intérêt du Fond libyen, le porte-parole est resté très prudent : « Pour l’instant c’est un très bon dossier mais on a une feuille, une lettre, ils n’ont rien ouvert. Il n’y a pas d’autres garanties ».
L’autorisation actuelle de poursuite de l’activité expire le 16 décembre et le contrat de processing avec Shell le 15 décembre. Les administrateurs judiciaires saisiront le Tribunal en vue d’une audience, probablement le 4 décembre, concernant les possibilités de poursuite d’ activité au delà de la mi-décembre, a précisé la direction de Petroplus.