En Espagne, en Grèce, au Portugal, comme dans de nombreux pays européens la situation devient insupportable pour les plus démunis. Précarité aggravée, chômage et licenciements massifs, baisses des salaires, destruction des acquis sociaux, casse des services publics… Les travailleurs et travailleuses sont à l’agonie et les gouvernements, qu’ils soient de droite ou de gauche n’ont pas l’intention de changer leurs politiques : l’austérité est de rigueur, et les cadeaux au patronat se multiplient. En France, c’est le nouveau rapport Gallois, qui est « repris à 80% » par le gouvernement soit disant socialiste, et annonce de nouvelles exonérations de charges pour le patronat. Ils veulent augmenter la TVA, tant décriée à juste titre pendant la campagne électorale de la présidentielle qui correspond à l’impôt le plus injuste (car non indexé sur les revenus), ce qui pénalise en premier lieu celles et ceux dont les revenus servent uniquement aux besoins élémentaires (se nourrir, se chauffer, se loger,…) . Tandis qu’on nous demande de subir cette crise qui n’est pas la nôtre, les actionnaires et les politiques, eux, continuent de s’engraisser sur notre dos.
Face à cette situation dont profite l’extrême droite, seule une riposte sociale d’ampleur nous permettra de changer les choses. Ensemble, dans la solidarité interprofessionnelle, il nous faut construire la grève générale pour mettre fin à ce rapport de classe qui a trop duré.
A la CNT, nous avons bien conscience que du privé au public, les souffrances au travail et la précarité sont les mêmes pour tous et toutes, et que nous travaillons la plupart du temps contre notre camp.
Ce mercredi 14 novembre aura lieu une grande journée de grève européenne contre l’austérité. Alors que dans tous les secteurs d’activité et dans de nombreux pays d’Europe les travailleurs.euses seront en lutte, la CNT appelle à se mobiliser dans la grève lorsque cela est possible, pour construire la solidarité interprofessionnelle et européenne face au patronat et aux gouvernements de tous les États.